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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    Chahuts - Cliquez sur le titre.

    Recette du méchoui de lapin au Porto façon sorézienne :

    La nuit du 1er au 2 Mai 64.
    J'ai réussi dans un premier temps à convaincre mon frère Jean-Marie et deux ou trois autres d'aller "piquer" un lapin dans un clapier de la ferme; je l'ai proprement assommé puis comme la nuit était magnifique dans un second temps j'ai proposé que nous allions déguster la bête sur Bernicaud non sans avoir au préalable fait un raid sur "la cave"... (du bon Porto).
    Je me souviendrai toujours de cette nuit étoilée, des chiens qui hurlaient dans la plaine, énervés qu'ils étaient par cette bande de "galapiats" qui dansaient et chantaient en gueulant le plus fort possible "Oh when the saints..." autour du feu sur lequel le malheureux lapin achevait de rôtir...Un vrai moment de grace !
    Parmi les acteurs principaux : 2 Bellon (le 1 et le 2), Payen, Ripoll.

    Parmi les autres exploits de 62-63 :
    - Quelques "descentes" dans la cave des pères (très bons Moulin à Vent et Portos...)
    - Lacher de cochons de la ferme de l'Ecole, nuitamment, dans la ville
    - Inondation de la cour en pente et de la Salle Centrale lors de la Pentecôte 63...
    - Ambiances lors du "bachottage" dans le recoin que nous avions squatté au dessus d'une des salles de classe de la cour des Rouges.
    ET : la mise hors service du TGBT de l'Ecole en 59 (plus de courant durant tout un après midi).

    Ultérieurement, et si vous êtes sages, on vous racontera ce qui s'est passé d'autre à St Férréol cette nuit du 1er mai 64.

    La nuit de Pentecôte 64 racontée par Bellon 1 (le zouave conserve ainsi son anonymat) :

    Une autre des mes interventions mémorables :
    la fameuse nuit de la Pentecôte 64 où j'étais monté sur le toît de l'Ecole pour balancer je ne sais combien de pètards dans les diverses cours adjacentes.
    Quand j'ai rejoint ma chambre, dans le secteur des surveillants - au-dessus des douches - le Treps tout vêtu de noir m'attendait, tapi dans l'ombre, et n'eut pas de mal à me confondre car il avait trouvé des pètards sur mon lit, malencontreusement tombés de ma poche...
    Il m'a carrément mis en "état d'arrestation" en m'enfermant à l'infirmerie, d'où je m'évadai par la fenêtre et montai dans le petit matin jusqu'à Bernicaud (décidément...) pour siffler une boutelle de vodka avant de redescendre rejoindre ma cellule fermement décidé à me venger.
    Ce qui fut fait la nuit suivante où, aidé de quelques anciens, je hissai un seau hygiénique rempli de peinture blanche sur la tête de ce pauvre Louis XVI, et pour faire bonne mesure nous lachames les porcs de la ferme dans les rues de la ville.

    Nota bene : cette histoire aurait pu s'intituler aussi Le Zouave de Fermat à Soreze, ou Enfermé à l'infirmerie, ou Le TREPS vêtu de noir, etc etc, mais nous n'allons pas tout vous expliquer.


    Tout le monde a entendu parler de l'histoire de la vache acheminée par des anciens dans le dortoir des pères. Elle était bien montée, mais ne voulait pas redescendre... ça remonte au début des années 50.
    Les énergumènes peuvent s'identifier ICI avec autorisation de publier.


    Un jour, la momie du musée, ramenée par Napoléon de sa campagne d'Egypte, a été mise dans le lit d'un père particulièrement émotif. Il s'en est sorti ! Là aussi, ça doit remonter aux années 50.


    A une autre période, vers fin 49, début 50, la même momie a été glissée dans le lit du Père Lacordaire dans le but d'être découverte avec horreur par un Dominicain. C'est ce qui s'est effectivement passé.
    Aujourd'hui, 50 ans après, nous pouvons désigner les deux coupables, qui ont avoué lors de la Sainte Cécile 1999 : Yves Latournerie et Daniel Chérel.


    Année 69/70, dortoir des bateaux :

    après avoir fait une bite au cirage (non au dentifrice...) au fils Arnaud nous avons profité du faible éclairage du couloir pour tendre en travers du fil de nylon....allez savoir pourquoi ?? et la piaule du fond a organisé un chahut destiné à attirer le surveillant (Antoine ou Gilium ???) et à la place de ça c 'est le bruit du trousseau de clés de Zwahlen qui s'est manifesté!!!
    Je crois que j'ai failli pisser de trouille au fond de mon lit ! C'est là que j'ai appris que du dentifrice sur les parties génitales faisait horriblement mal !!!


    Année 69/70 je crois...

    La direction a été confiée a un dirlo provisoire que nous avons surnommé Charlot de par sa démarche, son air débonnaire et son bitos éternellement vissé sur le crâne au dessus d'une gauloise papier maïs qu'il suçotait en permanence.
    Le malheureux essayait une fois encore de passer son permis de conduire et pour fêter son nouveau ratage nous avons nuitamment organisé une "décoration" des murs de l'école avec graffitis à sa gloire ; profitant du fait que son burlingue était resté ouvert, un de nous dont je tairai le nom (je n'ai pu le joindre donc motus) n'a rien trouvé de mieux que de grimper sur le bureau et de déposer un énorme estron pour récidiver dans un classeur à tiroirs resté ouvert lui aussi.
    Je me souviens du réveil en fanfare du Zouillot qui a convoqué tous les Rouges pour confondre les coupables, et moi tout embrumé de sommeil, n'ayant rien trouvé de mieux que d'endosser mon éternelle capote militaire de la 2ème guerre toute tâchée de peinture, et sans le présence d'esprit de Feldman (voir lettre dans le journal de l'association) qui s'est placé devant moi j'aurais été bon pour le renvoi je pense.


    Pendant Sainte Cécile ou Pentecôte année 70/71, nous avons décidé un soir de lâcher les cochons en profitant des préparatifs nocturnes de la journée du lendemain.
    Quelques farceurs dont moi-même, Philippe Gomez, avons sur le coup de minuit ouvert la porte de la porcherie, il me semble me souvenir que nous étions quelque peu éméchés par la consommation d'alcool d'orange que nous (je) fabriquions et qui macérait gentiment sous le lit tout le long de l'année (je vous donnerai la recette si vous voulez, ça vaut le....jus !)
    Non contents de notre exploit nous avons miné le pied du mât des couleurs c 'est à dire que nous l'avons déterré pour le replanter dans la terre meuble.
    Le lendemain lors de la montée des couleurs (et j'étais aux premiers rangs car dans le peloton) le mât s'est lentement incliné puis affaissé sous les yeux ébahis du sergent major de l'époque et des parents d'élèves, quant à Zwahlen dit le "Zouillot" imaginez sa tête !!!


    69/71, toujours, fait plus banal :
    un lâcher de chat pendant l'office du dimanche. Pas de quoi en fouetter un !!! J'avoue qu'on est loin du "balayage de juments" (explication censurée par l'auteur lui-même dudit balayage) !!!
    Mais le clou des clous, la perfection dans la décision, la préparation, l'exécution et la gestion reste la razzia dans la réserve des cuisines organisée par la très grande majorité des terminales donc année 70/71 et dont n'a rien transpiré jusqu'a ce jour !!!
    C'était pendant les révisions du bac, nous avions obtenu de pouvoir veiller à volonté dans le grenier aménagé en salle d'étude et sur le coup de 1 heure du mat la faim nous tiraillait régulièrement.
    Aussi avons nous décidé de trouver moyen de nous sustenter et le mieux était de se servir a la source pas vrai ?
    Nous avons désigné les sentinelles et préparé une voie d'accès en enlevant un peu tous les jours les lattes du plancher d'une piaule du fond qui donnait dans le faux plancher lequel correspondait par une trappe dans une des classes dont nous avons toujours peu à peu déplacé l'étagère pour la mettre sous la trappe.
    Le soir venu les terminales équipés chacun de sons sac a dos ont fait une file interminable progressivement engloutie dans cette piaule. Quand on connaît l'exiguïté de ces dernières c'était un spectacle digne d'un grand comique pour moi dont la piaule jouxtait celle du surveillant et qui étais charge de faire le pet au moindre mouvement.
    Nous avons stocké nos provisions dans le faux plancher après avoir prélevé une part de notre butin a des fins (faims???) personnelles.
    Dans la journée du lendemain nous avons eu quand même la visite du détachement sinophile du coin dont les chiens se sont mis a fureter un peu partout et je ne sais qui a eu la présence d'esprit de balancer du poivre à l'entrée de la classe avec les conséquences que l'on connaît sur l'instrument olfactif de ces pauvres bêtes !
    Le soir même la trouille et l'odeur qui se dégageait déjà dans le dortoir (mais qu'on pouvait confondre encore avec le subtil fumet de pieds qui flottait de façon récurrente) un de nous (dont je tairai le nom de façon à respecter la respectabilité de son grade,,, eh oui !) a été chargé de tout balancer dans la rivière.


    Concernant les anecdotes il y a eu la vache dans le dortoir des Pères qui ne pouvait pas descendre l'escalier mais aussi les cochons dans le parc que j'ai vécu. Mais les Soréziens en internat avaient également leurs propres actions individuelles ou collectives.

    En 1972, la bande à PILOU (Pierre-Louis Crouzat) considérant que l'ordinaire n'était pas à la hauteur de ses espérances et le vécu des patrouilles nous donnant des ailes, nous avons pris l'initiative d'une opération commando.
    Après que le dortoir des rouges fut entré dans un profond sommeil ainsi que le vigilant Mr Coulon, la joyeuse équipe Crouzat, Arro, Bonnand, Molinier, Feldmann, Pezet et d'autres dont je n'ai pas le souvenir a entrepris un long périple par les greniers et les combles de l'école.

    Après avoir dépassé la galerie des Anciens nous sommes arrivés vers le manège couvert et avons trouvé une trappe. Après avoir procédé à son ouverture nous avons découvert des jambons accrochés au plafond en train de sécher, mais pas accessibles par la trappe... il fallait descendre dans la pièce.

    Problème : la trappe était très étroite... et seul PEZET, dit Rocky, pouvait y passer. Il y alla et fit passer un jambon à ses Compères.

    Mais problème pour remonter car le plafond était à près de deux mètres et il n'y avait pas d'échelle. Une chaîne humaine s'est alors organisée pour remonter le compère "dealer". De retour au dortoir dans la chambre de Patrice BONNAND nous nous sommes "gavés" de jambon et sommes allés accrocher l'os, notre trophée, au filet de volley dans la cour des Rouges...

    Ironie du sort... notre estomac était bien plein... mais le jambon trop salé... et nous avons passé toute la nuit à faire des allers-retours aux sanitaires pour nous désaltérer... Bien mal acquis ne profite jamais... Mais quel plaisir de faire les FOUS... C'était super et j'en ai encore le goût...

    J'avoue donc ce jour avoir été le complice de ce deal. A l'époque nous étions tous restés muets... Mes Compères feront-ils aussi leurs aveux ??? ... 33 ans aprés il y a prescription... allez-y lâchez-vous...


    Autre lâcher de cochons :

    Trois plaisantins (voici les noms : Bruno Micheli, Alexandre De Urresti, Yves Canot) ont en 75 lâché les cochons dans le parc, dont un dans le dortoir des Pères, ce qui fit forte impression. Les plaisantins furent poursuivis de nuit par le sergent d'honneur Jean-Jacques Jammes... qui ne les a jamais rattrapés ... par contre pour récupérer les cochons... ça n'a pas été facile... moins facile que de leur faire monter un escalier :).


    Avec la même équipe, Alexandre de Urresti, Yves Canot et Bruno Micheli, nous bouchions la retenue d'eau du parc avec une pierre et quand quelques jours après la retenue contenait au moins 50 m3, nous allions voir le fameux Monsieur Guiu, qui nous donnait l'ordre de rectifier la situation... selon ses propres termes...
    Nous avions donc droit à 2 pelles pour creuser une tranchée qui relierait le trop plein d'eau au systeme d'irrigation du parc.

    Ah la belle tranchée que nous creusions... au moins 10 cm de profondeur et 20 cm de large et, après visite des travaux par le fameux Guiu... nous cassions la pierre et les 50m3 se deversaient en qq minutes... inondant l'allée principale, puis la cour de la fanfare... pour terminer dans le Hall et dans le bureau du TREPS...

    Nous avions néanmoins les félicitations de tous pour cet excellent travail, nous ne pouvions pas savoir qu'il allait sortir autant d'eau et avec une telle puissance... pauvres anges... bien entendu nous avons remis le couvert l'année suivante et cette fois nous avons réussi le même coup... avec la bénediction du TREPS, et l'inspecteur de la tranchée (de même taille et de même efficacité) fut confiée à Jacques Fabre de Massaguel... qui approuva, comme Guiu, sans sourciller...
    Les memes causes produisant les memes effets, ce fut l'inondation de 75...faisant suite à celle de 74....

    Nous avons donné des consignes pour nos successeurs, qu'en a t'il été.....mystère :)


    Nous avions un charmant prof d'allemand nommé Mr Fasse et ce brave homme était d'une grande gentillesse et sans la moindre autorité, à l'époque, je passais la plupart de mes week end chez Monsieur Marcel Arnaud, mon prof de math et surtout papa de Bertrand, Lionel et Gérald, tous musiciens et passionnés de jazz... ce sont eux qui m'ont donné le virus...

    Donc, nous decouvrons avec Bertrand Arnaud la machine à dupliquer les devoirs... la machine à alcool, et un soir, avec Bertrand et la complicité du Papa... eh oui Marcel Arnaud était dans le coup !... nous imprimons 200 exemplaires du texte suivant :

    Pour fêter leur 70ème anniversaire de mariage, Monsieur et Madame Fasse vous invitent à un goûter et vin d'honneur, à leur domicile le .....1975.... et nous avons distribué ces tracts la nuit dans tout Sorèze et chez les professeurs...
    Le lendemain nous assistions au défilé des invités avec cadeaux chez le charmant Fasse....et Marcel Arnaud n'en pouvait plus...de rire...
    Bien évidemment nous avons été convoqués 8 jours plus tard dans le bureau du TREPS... en présence de plusieurs professeurs dont J Fabre de Massaguel, et Marcel Arnaud....nous avons bien entendu juré qu'il n'était pas dans le coup...le savon fut rapide et, en sortant du bureau du TREPS nous avons entendu un énorme éclat de rire collectif... venant du bureau et de la salle des profs.....
    Il y a prescription maintenant, et Marcel Arnaud nous ayant quitté, le mystère est éclairci... j'ajoute que pour moi, la famille Arnaud est devenue ma seconde famille et nous ne nous sommes jamais quittés depuis plus de 30 ans... et les blagues continuent aujourd'hui avec une partie de la même équipe... nous sommes restés de grands gosses... Sorèziens...forcément :)
    Bruno Micheli


    Alexandre de Urresti avait réussi à piquer sur un chantier de carrière (route d'Arfons)... tenez-vous bien, du cordon Bigford, explosif et en mêche, des blocs de poudre noire, un peu de TNT, et des détonateurs à fulminate de mercure... de quoi faire sauter toute l'école.
    Se posait le problème du générateur de courant, résolu par Constantin Parvulesco, qui montait sur un vélo que nous tenions à bout de bras, pendant qu'il pédalait pour faire fonctionner la dynamo des phares du vélo... branchée sur le détonateur....
    Et devinez ce que nous avons explosé.....le mur d'enceinte juste après le cimetière des Pères ... et personne n'a vu et entendu ... mais le trou pratiqué a permis de faire le mur quelques semaines...jusqu'au jour où... le béton a remplacé le trou.


    La fanfare :
    Le chef de fanfare était Alain Laboille et j'étais (Bruno Micheli) chef de clique, c'est à dire chef de la section trompette, basse etc... en gros tout ce qui n'était pas clairon et tambour... la clique est la partie la plus "musicale" de la fanfare...et à mon arrivée nous étions 7 ou 8... mais, comme les répétitions de la fanfare et autres bidonnages évitaient des corvées, patrouilles, études, entraînements aux défilés, etc etc... j'avais formé une nouvelle clique, beaucoup plus nombreuse ...15 ou 20... dont seulement 8 ou 9 jouaient et les autres faisaient semblant.
    Impressionnante cette fanfare quand elle arrivait... mais curieusement, quand elle jouait, on avait l'impression qu'au lieu de 40 musiciens... il y en avait une quinzaine... et c'était le cas :)

    Répétition le plus souvent possible dans les locaux de la fanfare... c'était devenu une vraie taverne et un lieu de débauche... 4 ou 5 qui jouaient pour cacher le bruit des javas qui avaient lieu ... et un qui faisait le guet...

    Voilà donc la raison du faible niveau de bruit de la fanfare en 74/75.


    En 60-61, il y avait chez les Bleus deux ou trois élèves qui s'affirmaient royalistes, et qui ont eu l'idée de hisser de nuit un drapeau blanc au mât derrière la statue de Louis XVI (comment tant d'élèves ont-ils pu s'échapper de leurs cellules la nuit ? grande énigme historique, hé hé...).

    Ils ont donc pris un drap de lit immaculé et l'ont accroché je ne sais comment au mât (je n'ai pas été témoin de la scène). Par contre, j'ai été invité à voir le résultat. Ce qu'ils n'avaient pas vu la nuit, c'est que le drap appartenait à un élève frappé d'énurésie. On avait donc une sorte de drapeau japonais où le rond rouge était jaune...

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