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    FRANCE

    Charles-Louis-Auguste FOUQUET, Maréchal de BELLE-ISLE et Le Chevalier Louis-Charles-Armand, son frère (170?-170?) + 1747

     Charles-Louis-Auguste FOUQUET, Maréchal de BELLE-ISLE
    (1694?-1700?) + 1761

    et

    Le Chevalier Louis-Charles-Armand, son frère
    (170?-170?) + 1747

    BELLE-ISLE (Charles-Louis-Auguste FOUQUET DE) , duc de Gisors, marquis de Belle-Isle-en-Mer, comte des Andelys et de Vernon, vicomte de Melun, baron de Vaux, prince du Saint-Empire, grand d'Espagne, maréchal de France, ministre de la guerre, membre de l'Académie française, chevalier de la Toison d'Or, chevalier des Ordres du Roi.

    Petit-fils du surintendant Nicolas Fouquet, le maréchal de Belle-Isle naquit à Villefranche-de-Rouergue le 22 septembre 1684. Entré aux mousquetaires en janvier 1701, capitaine dans Royal-cavalerie le 7 janvier 1702, il servit d'abord à l'armée d'Allemagne, sous Catinat, et à l'armée du Rhin, sous Villars.

    Blessé le 14 octobre 1702 à la bataille de Friedlingen, blessé une seconde fois à l'assaut du fort de Kehl le 6 mars 1703, il reçut encore une troisième blessure dans la même campagne à la bataille d'Hochstedt. Promu, le 11 janvier 1705, mestre de camp d'un régiment de dragons, il passa à l'armée d'Italie, où il se fit blesser une quatrième fois, le 19 avril 1706, à la bataille de Ca1cinato. Il était, en effet, de ceux qui ne se ménagent pas, et il oubliait souvent son rôle d'officier pour se battre au premier rang en simple cavalier.

    Envoyé en 1708 à l'armée de Flandre, sous le duc de Bourgogne, il fut enfermé dans Lille et blessé une cinquième fois pendant le siège. Le 12 novembre, il fut nommé brigadier de dragons et, le 5 juillet 1709, mestre de camp général des dragons en remplacement du marquis de Hautefeuille. Maréchal de camp en 1718, il suivit le maréchal de Berwick en Espagne et prit part aux sièges de Fontarabie, Castel-Léon, Saint-Sébastien et Urgel.

    Au retour, il se trouva compromis dans une affaire d'échange de terres, restée obscure, mais assez grave, paraît-il, pour lui faire perdre quelque temps la faveur du roi. Le 1er mars 1724 il fut même enfermé à la Bastille pour deux mois, puis exilé à Carcassonne. Mais cette éclipse ne dura guère et, en 1730, on le retrouve commandant les camps de la Moselle et de la Haute-Meuse, et dirigeant les travaux des fortifications de Metz.

    Promu lieutenant général le 22 décembre 1731, il repartit pour l'Allemagne où l'attendaient des années de guerre et les plus bruyants revers mêlés aux plus brillantes victoires. Le 18 juillet 1734 il s'emparait de Philipsbourg après soixante trois jours de siège; le 27 septembre 1735 il remportait la victoire de Bingen, et le 25 janvier 1741 il était nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Allemagne pour y négocier en secret la nomination de l'Électeur de Bavière au trône impérial.

    Maréchal de France le 11 février, il fut chargé du commandement de l'armée de Bohême et commença, le 1er novembre, la fameuse campagne qui l'a rendu illustre. Le 26, il s'emparait de Prague par une surprise de nuit qui est restée classique dans l'histoire sous le nom de " l'Escalade de Prague ". La Bohême conquise, Belle-Isle revint à Francfort pour y assister, avec une magnificence digne de son grand-père Fouquet, au couronnement de l'Électeur de Bavière comme empereur d'Allemagne, sous le nom de Charles VII. A la suite de ces événements, le roi le fit duc de Gisors, et l'empereur chevalier de la Toison d'or et prince du Saint-Empire.

    Mais la série des revers allait succéder à celle des triomphes. Ayant rejoint son armée et s'étant enfermé avec elle dans Prague investie, Belle-Isle y fit une belle et longue résistance, de juillet à décembre 1742. Dans la nuit du 16 au 17 décembre, jugeant la partie perdue, il sortit de la ville avec ses troupes, laissant dans la place Chevert avec quelques centaines de grenadiers. Avec une habileté extraordinaire, il réussit à dérober son départ à l'armée assiégeante, et en sept journées de marche, par l'hiver le plus rigoureux, au milieu des plus incroyables souffrances, il conduisit à Egra ses régiments abîmés, s'y reposa quelque peu et continua à battre en retraite sur le Rhin où il ne ramena que 7,000 hommes. La Retraite de Prague est restée aussi célèbre que son Escalade.

    Quelque temps après, le maréchal se tint en défensive sur la ligne du Rhin, et il avait même dessiné un retour offensif et repris Fribourg lorsque, le 20 décembre 1744, il tomba dans une embuscade, fut fait prisonnier et amené en captivité en Angleterre, où il resta jusqu'au 13 août 1745.

    Le 10 novembre 1746, Belle-Isle fut appelé au commandement de l'armée du Piémont. Ce fut sa dernière campagne de guerre, marquée par les prises de Castellane (20 janvier 1747), de Villefranche (11 juin) et de Vintimille (20 octobre).

    Nommé pair de France le 24 avril 1749, membre de l'Académie française le 20 juin, il devint ministre d'État le 16 mai 1756 et ministre de la guerre le 3 mars 1758. Il s'y montra aussi bon administrateur qu'il avait été grand homme de guerre; on lui doit la réorganisation de l'École militaire et la création de l'ordre du Mérite militaire.

    De sa deuxième femme, Marie-Casimire de Béthune, le maréchal de Belle-Isle avait eu un fils unique en 1732, le comte de Gisors. Colonel du régiment de Champagne à vingt et un ans, ardent et brave, Gisors semblait appelé à une vie aussi illustre que celle de son père, lorsqu'il fut tué par un boulet, à l'armée du Rhin, en 1756. N'ayant pas eu d'enfant de son mariage avec Diane de Mancini, et le lieutenant général de Belle-Isle, frère cadet du maréchal, étant mort aussi sans enfants, la postérité du surintendant Fouquet. se trouva éteinte à la mort du maréchal de Belle-Isle qui eut lieu à Versailles le 26 janvier 1761.

    Il est probable que le prestige de ce Maréchal issu de cette Ecole contribua, quelques années après, à avancer la candidature de Sorèze comme Ecole Militaire.

    Buste inauguré lors des fêtes de Pentecôte le 27 mai 1901.

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    Le Chevalier Louis-Charles-Armand De FOUQUET de BELLE-ISLE, son frère; lieutenant général. Militaire ardent et de grande ambition, mais plein de sagesse et de raison dans sa vie privée, le chevalier de Belle-Isle, qui naquit en 1693, était à ce point de vue l'opposé de son frère le maréchal.

    Aussi leurs amis les avaient-ils surnommés celui-ci Imagination et celui-là Bon-Sens. Mêlé à toutes les guerres de l'époque, déjà célèbre par de nombreux faits d'armes, le chevalier s'était notamment distingué en 1741, sous les ordres de son frère, pendant le siège de Prague.

    Mais il désirait ardemment obtenir comme lui le bâton de maréchal, et il exposait hardiment sa personne, cherchant dans chaque combat une illustration nouvelle. C'est ainsi qu'il trouva la mort le 19 juillet 1747 au col de l'Assiette, dans un des plus brillants et des plus enragés combats d'infanterie que mentionnent nos annales. Vingt et un bataillons piémontais, munis d'une nombreuse artillerie, s'étaient retranchés au col de l'Assiette dans une enceinte de rochers et de fortes palissades.

    Le lieutenant général de Belle-Isle reçut l'ordre de forcer le passage. Il attaqua le col avec son infanterie et livra un premier combat de quatre heures de durée au pied des retranchements sans pouvoir y pénétrer. Six mille Français furent tués sur place. Alors BeIle-Isle, formant une colonne d'officiers et la mettant en tête des régiments Bourbonnais et Artois, tenta une seconde attaque désespérée. Saisissant le drapeau de Bourbonnais, aux quartiers bleu d'azur et violets, et le brandissant au-dessus de sa tête, il marcha au premier rang et courut planter le drapeau sur les retranchements piémontais.

    Puis, pour ne pas l'abandonner, il saisit des deux mains les palissades. Les deux mains coupées, il s'accrocha aux palissades avec les dents et se fit tuer sur place avec les colonels de Gohas et de Brienne et presque tous les officiers. Les deux régiments se firent hacher sur le corps de leur général.

    Le soir, Bourbonnais, le plus éprouvé, n'avait plus que 2 officiers et 140 hommes présents. Sans compter les blessés, il avait eu 60 officiers et 830 hommes tués. Quel magnifique exemple de ténacité et d'honneur militaire! Et quel général que celui qui sait inspirer à ses troupes d'aussi admirables élans !

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