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    FRANCE

    Jean-Joseph-Ange, Comte d'HAUTPOUL-SALETTES

     Jean-Joseph-Ange, Comte d'HAUTPOUL-SALETTES
    (1764-1771) + 1807

    Descendait d'une souche fort ancienne; puisque dès 936 un de ses ancêtres était seigneur d'Hautpoul. Tel autre de ses pères avait participé à la croisade, mourant sous les murs d'Antioche.

    Né le 13 mai 1754 au château de la Salette, dans le Tarn, il sert à 17 ans comme engagé volontaire dans les dragons de la légion du Dauphiné. Maréchal des logis en 1776, il est sous-lieutenant l'année suivante.

    En 1792, il brûle les étapes : capitaine en mars, il est lieutenant-colonel au mois d'août. Le 15 octobre 1793, il contribue à la délivrance de Maubeuge. Exclu comme noble en 1794, il est maintenu à la demande formelle de ses hommes, belle récompense s'il en fut pour un officier.

    Chef de brigade la même année, il se signale le 13 septembre 1795 au combat de Blankenberg, est blessé à l'épaule devant Altenkirchen, et se voit promu divisionnaire en octobre 1796. Il commande différents corps et se bat courageusement à Engen et Biberach (3 et 9 mai 1800).

    Inspecteur général de la cavalerie l'année suivante, on le retrouve en août 1805 où il commande sous Murat la 2ème division de cuirassés à la réserve de cavalerie de la Grande Armée. Le 2 décembre, il enfonce à Austerlitz le centre russe, chargeant à la tête de ses hommes.

    Nommé sénateur avec une pension annuelle de vingt mille francs, il est à Iena, à Lübeck, au combat de Hoff. Le 8 février 1807, il charge plusieurs fois à Eylau où un Biscayen lui fracasse la cuisse.

    Transporté au château de Voren, le général d'Hautpoul, Grand Aigle de la Légion d'Honneur, expira au milieu d'atroces souffrances le 17 février 1807. L'Empereur fit ramener son corps à Paris et ordonna que 24 canons pris sur l'ennemi à la bataille d'Eylau seraient fondus pour faire ériger à Gaillac une statue équestre du général d'Hautpoul dans le costume de général de division de cuirassés.

    On croit retrouver le premier membre connu de cette famille en Bernard-Raymond, qui contribua en 936, conjointement avec Pons 1er, comte de Barcelone, et Ermengarde, vicomtesse de Béziers, à la fondation de l'abbaye de Saint Pons de Thomières, et qui négocia et souscrivit en 960 à un traité de paix.

    On croit qu'il fut le bisaïeul de Pierre-Raymond de Hautpoul, qui suivit le comte de Toulouse, Raymond de Saint Gilles, en Palestine, et de Guillaume Pictavin de Hautpoul. Depuis le 13ème siècle, on voit la famille se diviser en plusieurs branches, telles que celles de Félines, de Cassagnolles, de Ventajou et de Salettes.

    Buste inauguré lors des fêtes de Pentecôte le 4 juin 1906.

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