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    FRANCE

    Henri Du VERGIER, Comte de La ROCHEJAQUELEIN

    Henri Du VERGIER, Comte de La ROCHEJAQUELEIN
    (1782-1785) + 1794

    Né le 30 août 1772 au château de la Durbelière, dans la commune de Saint Aubin de Baubigné (Deux-Sèvres), d'un officier de cavalerie et de Constance de Caumont d'Ade.

    Au sortir de Sorèze, à treize ans, il sert à Royal-Pologne-Cavalerie "acheté par son père l'année précédente". En 1791 il refuse à prêter le serment prescrit aux officiers par l'Assemblée Constituante et démissionne. Peu après, le jeune Henri entre dans la garde Constitutionnelle du Roi. Au Dix Août, il fait le coup de feu contre les émeutiers, échappe au massacre, se cache à Paris, puis prend la route du logis paternel.

    Après le Dix Août, il alla rejoindre au château de Clisson, près de Bressuire, son cousin le marquis de Lescure. Les paysans le supplient de se mettre à leur tête et d'organiser le soulèvement qui commence. Après avoir hésité, il répond à leur appel en leur disant : "Si j'avance, suivez-moi; si je recule, tuez-moi; si je meurs, vengez-moi".

    En avril 1793, il rejoint l'insurrection vendéenne. D'abord simple "divisionnaire". Il est victorieux des armées républicaines aux Aubiers, à Beaupréau, à Argenton le Château. Il prend Thouars et bat le général Chalbos à Fontenay le Comte. Le 10 juin 1793, il rentre à Saumur.

    Le 15 juillet, il se porte au secours de Bonchamp à Martigné-Briand et bat le 4 septembre le général Marceau à Chantonnay. Après la défaite de Cholet le 11 octobre, à la mort de Bonchamps, à la demande de D'Elbée et malgré son jeune âge, il est élu, généralissime de l'Armée Catholique et Royale, à l'unanimité, le 19 octobre 1793.

    C'est un bien lourd fardeau pour ses bien jeunes épaules que cette "succession anarchique ... toute semée ... de complots, dont la trame va se développer aisément" (dixit le comte d'Avrigny). Il se met cependant à la tâche avec fougue, essayant de faire cesser les divisions dans les rangs vendéens et d'imposer un plan de campagne.

    Vainqueur à Laval et à Château-Gontier, il est battu à Dol et au Mans. Il cherche alors à sauver "ce qui reste de la Vendée errante", en repassant la Loire. Par manque de bateaux, ce passage tourne au désastre (16 décembre 1793). Seuls, Monsieur Henri, Stofflet, La Ville-Baugé peuvent franchir le fleuve avec un petit peloton.

    Abandonné de ses hommes, le généralissime n'est plus qu' "un proscrit, qu'une fatigue intense saturait dans tout son corps". La Rochejaquelein ne se laisse pas abattre, il veut reprendre le combat et regrouper une nouvelle armée.

    Au 24 janvier 1794, il a autour de lui un millier d'hommes. Il s'empare de Chenillé, pousse vers Nuaillé. Le 28 janvier, il s'y heurte " à une escouade d'incendiaires " et engage la poursuite avec quelques cavaliers. Un Bleu est rejoint. Monsieur Henri le somme de se rendre : l'homme répond en tirant. Le "jeune héros" est tué sur le coup, fauché en pleine jeunesse, il n'avait pas vingt-deux ans... Qui sait ce qu'il fut devenu ! ... (Parole de Napoléon à Sainte Hélène).

    Il est intéressant de noter que parmi les morts du combat de Laval (22 octobre 1793) où La Rochejaquelein fut vainqueur, figurait un de ses anciens camarades de Sorèze, d'un an son cadet, le capitaine d'artillerie légère Joseph Marie de Barris du Boirat, âgé de 20 ans, neveu de l'ancien prieur de l'Ecole Dom Despaulx.

    Son buste date de 1858.

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