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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    Pierre-Hyacinthe AZAIS (1772-1782) + 1845

    Né à Sorèze le 1er mars 1766, fils d'un des professeurs de musique de l'école.

    Il fit à Sorèze toutes ses études, puis fut admis dans la Congrégation de la Doctrine chrétienne.
    Devenu professeur après son noviciat à Tarbes, il s'y ennuie et l'évêque d'Oloron le prend pour secrétaire.
    Cette dépendance lui pèse bien vite et voilà Azaïs qui s'engage comme organiste à l'abbaye de Villemagne, puis comme précepteur du jeune vicomte de Bosc, dans les Cévennes.
    Séduit d'abord par les idées généreuses de la Révolution, il en réprouve bientôt les excès, écrivant à ce sujet une brochure qui le fait poursuivre et condamner à la déportation.
    Il se réfugie dans les Pyrénées, et dans sa retraite étudie la philosophie.
    En 1806, il part pour Paris, où il lance ses premiers Essais.
    Remarqué par Napoléon, il est nommé professeur d'histoire et géographie à Saint Cyr.
    En 1809 il publie son ouvrage capital Le Traité des Compensations dans la vie humaine où il exposait un système philosophique original.
    Le sort de l'homme, d'après lui, est l'oeuvre de la nature, et tous les hommes sont égaux dans leur sort.
    En examinant tous les âges, toutes les situations, tous les états, en pesant leurs avantages et leurs inconvénients, on s'aperçoit que tout accident trouve son correctif, sa "compensation", dans son contraire.
    C'est ce partage des joies et des misères qui constitue la véritable égalité, la seule que puissent établir les hommes, "essence du bien qui nous attache les uns aux autres".
    Cette oeuvre connut le succès, mais son auteur en tira peu de profit.
    Sans fortune, il devint en 1811 "inspecteur de la Librairie" à Avignon, puis à Nancy.
    Resté fidèle à l'Empereur, il perd sa place en 1815, et connaît quelques années de détresse.
    Le bonheur lui revient par l'intermédiaire de duc Decazes qui lui accorde une pension.
    Azaïs pourra donc vivre désormais en toute tranquillité, après avoir éprouvé sur lui-même la valeur de son système des Compensations.
    A Paris, il publie alors plusieurs traités; mais surtout, l'été, à la manière des sages de la Grèce, il donnait dans son jardin des conférences très goûtées.

    Il mourut le 22 janvier 1845.

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