Association Sorézienne

Le journal mensuel 2013

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jours, heures, minutes et secondes
avant la Pentecôte 2013, dimanche 19 mai 10 heures 30

Infos permanentes

Depuis 10 ans, l'Association Sorézienne a mis en route l'opération Sorézien du 20ème siècle afin de nous permettre d'établir l'ouvrage le plus complet possible. Ce document, que nous avons voulu prestigieux, est la suite de l'ouvrage de nos Anciens "Le Sorézien du Siècle 1800 à 1900", et ce dans sa première édition de Pentecôte 2005, incomplète certes, mais appelée à évoluer et être enrichie au fil du temps.
L'édition définitive comprend 730 pages, est en vente depuis la Pentecôte 2012 chez la libraire éditrice de Sorèze, Anne-Marie Denis, rue St Martin, derrière chez les Bleus, à côté de la tour ronde.
Présentation de l'édition définitive. Son téléphone : 06 33 62 72 81. Son email : denis.annemarie@sfr.fr

Avril

 15 avril
Suite à un dégât des eaux depuis le plafond dans le grand couloir, plusieurs tableaux d'Anciens (de 1967 à 1971) ont disparu. Quelqu'un est-il au courant et quel a été éventuellement leur niveau de dégradation ? Ou alors peut-être ont-ils été simplement mis à l'abri en prévision des travaux de réparation ?

 8 avril
Le programme de Pentecôte et
la convocation à l'Assemblée Générale de l'Association sont disponibles. Venez nombreux.

 3 avril
Du 12 au 14 avril il y aura à Sorèze la réunion d'un certain nombre d'anciens de la fin des années 60 et du début des 70, autour de Frédéric Feldmann (alias Feldo), Patrice Bonnand, Pierre-Louis Crouzat (alias Big Pilou), Christian Prevot (alias Le Chinois), et d'autres.
Si vous voulez réserver à l'hôtel de l'Ecole, c'est le 05-63-74-44-80.

Mars

 26 mars
Nous apprenons ce jour le décès du Père Francis, aumônier (avec le Père Michel) en 72-73. Ses obsèques ont eu lieu aujourd'hui à Castelsarrazin.

 23 mars
Historique des drapeaux de l'école
Nous connaissons tous le dernier drapeau de l'école, qui date des années 40. Mais les précédents ? Petit retour en arrière à travers l'Histoire...
Lors du bicentenaire de 1976, des élèves ont défilé en uniforme des Écoles royales militaires, derrière un drapeau censé être celui de 1776 : blanc avec trois fleurs de lys. Petit problème : ce drapeau n'a jamais existé. L'Ancien Régime ne connaissait pas de drapeau "tous usages", il a fallu attendre 1794 pour que la Convention uniformise tout avec le tricolore dessiné par le peintre David. Auparavant, il y avait le drapeau du royaume et de la marine royale (tout blanc sans aucun motif), celui du roi (blanc avec fond fleurdelysé et les armes royales), celui de la famille royale (blanc avec fond fleurdelysé), celui de la marine marchande (bleu avec une croix blanche, avec ou sans les armes royales - c'est l'ancêtre du drapeau québecois), sans compter les innombrables drapeaux militaires : chaque régiment avait le sien, avec des arrangements de couleurs différentes, le seul point commun étant une croix blanche. Et les écoles militaires ? Nous n'en savons rien, nous ne pouvons qu'avancer des hypothèses.
Première hypothèse : sachant que l'école avait adopté les armoiries du Languedoc (la croix de Toulouse), telles qu'elles figurent au dessus de l'entrée principale du XVIIIe siècle (à hauteur de la cour des Rouges), on peut supposer qu'un drapeau les reproduisait. Lacordaire a fait figurer la croix sur les armoiries de l'école, et elle a été présente sur les derniers drapeaux que nous avons connus.
Deuxième hypothèse : général en chef de l'armée vendéenne à 20 ans, Henri de La Rochejaquelein n'avait connu que Sorèze, la Révolution ayant stoppé sa formation militaire. Il adopta un drapeau qui lui était propre, blanc avec les armes royales, mais portant une croix au milieu des fleurs de lys. Était-ce un souvenir de Sorèze, avec les lys (l'École royale) et la croix (les Bénédictins qui administraient l'école et assuraient l'enseignement autre que militaire) ? Allez savoir...
Troisième hypothèse : en 1820, Louis XVIII donne à l'École spéciale militaire de Paris (qui, auparavant, était l'aboutissement des études préparées dans les Écoles royales) un drapeau spécifique, blanc fleurdelysé avec les armes royales. Était-ce un souvenir du passé des Écoles militaires précédentes ? Pour ma part, j'en doute, car la Restauration a uniformisé son système de drapeaux : c'est toujours pratiquement le même.
Donc, nous voilà Gros Jean comme devant : nous n'en savons rien. Et l'École avait-elle réellement un drapeau ? Si oui, je pencherais pour ma part pour l'hypothèse La Rochejaquelein, qui semble plausible.
Passons à Lacordaire. Lorsqu'il reprend Sorèze en 1854, il lui donne un drapeau très simple, qui était autrefois visible au musée de l'école et qui a disparu depuis (le collectionneur anonyme serait bien inspiré de le restituer... même anonymement). Il montre les trois couleurs des divisions de l'école à l'époque : rouge, bleu, jaune, disposées verticalement comme dans le drapeau tricolore. Curieusement, c'est exactement le drapeau de Simon Bolivar, aujourd'hui repris, avec des dispositions différentes, par plusieurs des pays nés des guerres du "Libertador" : Venezuela, Équateur, Colombie. C'est peut-être l'une des raisons de la légende de Bolivar sorézien, d'autant qu'il est venu à Sorèze plusieurs fois dans les années 1800. Sa famille comptait pas moins de six élèves à Sorèze, quatre neveux et deux cousins. Qui plus est, au XIXe siècle, Bolivar était une superstar qui incarnait les idées de Liberté chères au Père Lacordaire.
Dans les années 1900, avec la création de la division des Verts, un autre drapeau s'impose (il a lui aussi disparu, hélas). On ne peut pas dire que ce soit une réussite esthétique, mais il correspond aux goûts de l'époque. Sur fond des quatre couleurs, il montre la croix dominicaine, noire et blanche et fleurdelysée, les armoiries du Languedoc et celles de l'École. Il sera en usage jusque dans les années 1940.
Après la guerre, on modernise l'uniforme qui garde les mêmes couleurs mais s'adapte à celui de l'armée française, avec le calot, et le drapeau est simplifié. C'est celui que nous avons connu : toujours les quatre couleurs, la croix dominicaine, d'un côté les armes du Languedoc et de l'autre celles de l'ancienne abbaye, la devise de l'École et celles des deux ordres religieux, Pax (Bénédictins), Veritas (Dominicains).
Il est aujourd'hui au petit musée de l'Abbaye-école. J'espère qu'il est lui-même bien protégé, car le collectionneur anonyme doit lorgner sur lui, et ça, nous n'en voulons pas : pas touche au drapeau qui nous est cher et derrière lequel nous avons défilé.

Philippe Houbart

1 - drapeau du défilé du bicentenaire de l'École royale militaire, 1976
2 - drapeau aux armes du Languedoc
3 - drapeau de La Rochejaquelein
4 - drapeau donné par Louis XVIII à l'École spéciale militaire, 1820
5 - le même, revers
6 - le même, cravate
7 - drapeau de l'École sous Lacordaire, 1854
8 - drapeau de l'École, années 1890-1900
9 - drapeau de l'École, années 1940

1 - drapeau du défilé du bicentenaire de l'École royale militaire, 1976

2 - drapeau aux armes du Languedoc

3 - drapeau de La Rochejaquelein

4 - drapeau donné par Louis XVIII à l'École spéciale militaire, 1820

5 - le même, revers

6 - le même, cravate

7 - drapeau de l'École sous Lacordaire, 1854
Le père Lacordaire avait désiré un drapeau aux couleurs des 3 divisions, Rouge, Bleu et Jaune.
Cette étoffe de laine fut sortie pour la première fois depuis 84 ans des salons de l'Eveché,
portée par le Président de l'Association Sorézienne, Jacques Robin (1924-1929). Ce drapeau a disparu.

8 - drapeau de l'École, années 1900
Il existe une bannière de 1890, très abîmée, aux armes de l'Ecole, en soie et broderies d'or et d'argent.
L'étendard, dessiné à la fin du XIXème siècle par la soeur de Déodat de Severac, en broderies, a aussi disparu.

9 - drapeau de l'École, années 1940

Philippe Houbart nous informe : à propos de Bolivar à Sorèze, lire une notice intéressante :
http://www.lauragais-patrimoine.fr/HISTOIRE/SIMON-BOLIVAR/SIMON-BOLIVAR.html

 19 mars
Hier a eu lieu à Neuilly la remise des Grand Prix de l'Union Nationale des Auteurs Compositeurs à Hugues Auffray pour l'ensemble de sa carrière, ainsi, entr'autres, qu'à Nolwenn Leroy et la grande Sophie.
Cliquez sur les photos pour les voir en grand

 17 mars
Un autre article de Philippe Houbart (57-61) à propos de Sorèze.

Un autre Sorèze... au bout du monde

On ne compte plus les accidents de la route à Sorèze, tout aussi graves et spectaculaires les uns que les autres. La presse locale en fait état presque tous les jours. Pas La Dépêche du Midi, mais Le Mauricien, car Sorèze est un village de l'île Maurice, dans l'Océan Indien.
C'est un "morcellement", comme on, dit là-bas, un écart de la commune des Pailles, à une dizaine de kilomètres de la capitale de l'île, Port-Louis. Sorèze est situé dans un environnement très verdoyant, à flanc de colline, ce qui en fait un endroit résidentiel très recherché, constitué essentiellement de belles villas de style colonial. À proximité immédiate, on peut d'ailleurs visiter deux lieux très connus à Maurice : le domaine des Pailles, qui abrite un musée, un restaurant, un centre équestre, et qui propose des promenades en calèche dans les environs de Sorèze ; la maison Eurêka, également appelée maison Le Clézio, car elle a appartenu à la famille du récent Prix Nobel de littérature, qui y a lui-même habité dans son enfance. Le domaine Eurêka, qui est lui aussi un centre touristique, inclut une rivière et des cascades dites "de Sorèze".
Si vous êtes tenté d'acheter là-bas une villa ou un terrain, c'est facile : il y a plusieurs annonces sur internet, il suffit de saisir "sorèze mauritius" sur votre moteur de recherche.
Quant aux accidents, ils n'ont pas lieu à Sorèze même, ouf !, mais en contrebas, sur un virage très dangereux d'une route importante qui traverse l'île, et à un embranchement d'autoroute.
La question qu'on se pose évidemment est : comment se fait-il que ce village s'appelle Sorèze ? Compte tenu de l'histoire de l'île, qui fut successivement hollandaise, française (1715-1810), anglaise, puis indépendante (1968), c'est évidemment à la période où elle s'appelait "Isle de France" qu'il faut se référer. C'est très probablement un ancien élève de l'École royale militaire, fidèle à son souvenir, qui a donné ce nom à l'endroit, donc un officier. Or tous les gouverneurs français de l'île étaient des militaires, majoritairement des marins - on les élimine donc -, mais il y a eu aussi des "terriens". Dans la liste de ces derniers, on relève le nom du comte Dominique-Prosper de Chermont, (1741-1798), natif de Toulouse, qui fut élève à Sorèze de 1753 à 1757. Il fut colonel du régiment d'Īle de France, gouverneur des Mascareignes (la Réunion et Maurice), puis gouverneur général de l'Inde française où il mourut, à Pondichéry. Je le soupçonne fort d'être celui qui a baptisé du nom de Sorèze, qui lui était cher, ce joli coin au bout du monde.
Mais pourquoi cet endroit là et pas un autre ? J'émets une hypothèse. On est là au pied d'une petite montagne, il y a à sa droite une rivière qui aboutit à des cascades. Ça ne vous dit rien ? Bernicaut... le Sor... Malamort... Je présume que le comte de Chermont, passant par là, se serait dit quelque chose comme : "mais c'est Sorèze !"
Un clin d'oeil pour finir : regardez les couleurs du drapeau de l'île Maurice. Bon, ce n'est qu'une coïncidence, mais c'est amusant, non ?

Vidéo : la maison Eurêka et son jardin : http://www.youtube.com/watch?v=HsRL2j0UjmI

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :
1 - Vue aérienne de Sorèze, avec en contrebas la fameuse route accidentogène.

2 - Vue de Sorèze et ses villas, à flanc de colline.

3 - Arrivée en calèche au domaine des Pailles.

4 - La maison Eurêka, ou maison Le Clézio.

5 - Première cascade dans le domaine Eurêka.

6 - Deuxième cascade du domaine Eurêka.

7 - Le comte de Chermont, ancien sorézien et gouverneur de l'île Maurice.

8 - Le drapeau mauricien : les couleurs sont en bon ordre !

Février

 28 février
Que sont devenues les 11 autres écoles royales militaires créées par Louis XVI ?
Philippe Houbart (57-61), un ancien journaliste investigateur s'est amusé à chercher ce qu'elles étaient devenues. C'est ici.

Janvier

 30 janvier
Les vœux du Président avec les objectifs de l'Association et la cotisation pour 2013.
Voeux et cotisations 2013
Le mot du président

 1er Janvier
Aujourd’hui, premier jour de l’année 2013, Nous venons d’apprendre par son frère Philippe, le décès du Père Martin. Dernier des Pères dominicains éducateurs, ancien élève de Sorèze où il a été Sergent Major en 1938, il a exercé dans les quatre grandes écoles dominicaines, Sorèze, Oullins, Lacordaire et Arcachon.
La messe d'enterrement du Père Martin aura lieu ce Samedi 5 Janvier en l'Eglise de Sommières à 15h00. Elle sera suivie par son inhumation dans le tombeau familial à Villevieille, village jouxtant Sommières.
L'adieu au Père Martin
La messe et l'inhumation (vidéo)
L'homélie
Des témoignages de sympathie de l'Ecole Lacordaire-Marseille
Une photo de la tombe prise le 22 janvier
Ce que dit de lui Le soréziens du 20ème siècle

Les photos de Sainte Cécile Paris et Sorèze sont ICI.
et les compte-rendus :
Le compte rendu de Paris.
Le compte rendu de Sorèze.
Le mot du Président.

L'Association vous adresse à tous ses meilleurs voeux.
Comme chaque année nous donnons un peu de lecture aux fans de la mécanique. C'est l'état statistique de l'activité de notre site en 2012 (hors les photos, qui sont hébergées ailleurs). C'est ICI.