Association Sorézienne

La bibliothèque

Ici sont présentées sommairement la liste des oeuvres littéraires de nos chers camarades anciens.

L'ancienLes oeuvres
L'Ecole
18ème siècle
Les Exercices publics
Du temps de l'Ecole Royale, au 18ème, l'année scolaire se terminait par ces exercices auxquels participaient tous les élèves et qui montraient aux parents le travail accompli par leurs enfants durant l'année scolaire écoulée.
Toute la collection est aux archives de l'Ecole, sauf les exemplaires couvrant la période 1809-1820.
Dom DEVIC
1682-1687

Histoire générale du Languedoc
1er élève de l'Ecole à l'ouverture du Séminaire.
Dom Claude Devic (1670-1734) et dom Vaissète (1685-1765) sont appelés (1715) à venir en renfort, en fait de se substituer, aux Pères Auzières et Marcland, désignés depuis 1708 par le Père général pour réaliser l'Histoire du Languedoc que les Etats de cette province avaient mis en chantier, sur l'invitation de leur président-né, l'archevêque de Narbonne. Les auteurs livrent en 1730 le tome 1er de leur Histoire du Languedoc ; il est l'oeuvre indistincte des deux. Le second (1733) est presque entièrement dû à dom Vaissète. Dom Devic meurt en 1734, les volumes III, IV et V (le dernier) sortent en 1737, 1742 et 1745, ils ont pour seul auteur le Gaillacois Vaissète qui ne se résolut jamais à partager sa tâche. Dom Vaissète occupa ses dernières années de sa vie à composer une Géographie historique, civile et ecclésiastique de la France (4 vol.) due au hasard d'une promesse à un groupe de libraires.

L'Histoire générale du Languedoc est rééditée. Les 15 volumes, environ 8000 pages, sont mis en vente à 300 € le tout, à la librairie Denis, à Sorèze (05.63.73.26.99).

Jean-Antoine CLOS
1784-1790

Auteur de la "Notice historique sur Sorèze", publiée en 1822 et 1844. Le livre est disponible à la Librairie Denis à Sorèze. A la lecture de son ouvrage, il apparaît qu'être sorézien fut pour l'auteur un avantage inestimable et que toutes les années qu'il passa dans le fameux collège de Sorèze lui permirent d'ajouter à son travail d'historien cette touche de vécu que rien ne saurait remplacer. C'est fort de ce savoir et de cette expérience qu'il retrace ici l'histoire de sa ville natale et des bourgades environnantes et (naturellement) celle de ce séminaire - il fut longtemps nommé ainsi - dont il fut l'un des élèves les plus brillants, insistant sur le fait que les bénédictins avaient eu, de tout temps, la vocation d'enseigner et qu'ils donnaient gratuitement, bien avant la fondation du collège, des cours de latin aux enfants du pays. Mais les développements qu'il consacre à cette institution prestigieuse, devenue École militaire royale en 1776, renommée dans toute l'Europe et comptant plus de 500 élèves, ne constituent qu'un chapitre de son livre qui est un véritable retour aux sources du passé de Sorèze. Il nous rappelle que la petite cité du Tarn doit son origine à la fondation de l'abbaye bénédictine par Pépin le Bref (757-758), dont il transcrit la charte in extenso. Connu d'abord sous le nom de Notre-Dame de la Sagne, beatae Mariae le monastère qui bénéficie des largesses des puissants excite bien des convoitises : soumis à de nombreux pillages, il est brûlé par les Normands en 864 et il ne renaîtra de ses cendres qu'après plusieurs décennies. Par la suite, les violences de toute nature ne sont guère épargnées à Sorèze et à son abbaye - qui doit souvent payer pour être épargnée - mais paradoxalement la terrible croisade de Simon de Montfort (XIIe siècle) contre les Albigeois lui est bénéfique et la destruction de Puyvert lui profite, tandis que Montgey, Puylaurens, Les Casses, La Pommarède, Saissac subissent les dures lois de la guerre. Au XIVe siècle, après le traité de Brétigny (1360), les incursions des compagnies anglaises sont constantes : en 1377 la ville est prise (l'abbaye épargnée rachète son pillage) et il faudra attendre le XVe siècle pour que Charles VII donne l'ordre de détruire ces bandes de soudards. Dans la seconde moitié du siècle suivant, ce sont les affrontements religieux qui sont dévastateurs : la ville est saccagée par les protestants (1571), prise par eux (1573), reprise par les catholiques (1580) et à nouveau occupée par leurs adversaires la même année... Appauvrie et dépeuplée par de tels ravages (perte des marchés, départ des catholiques), Sorèze connaît enfin la paix sous le règne d'Henri IV. Il semble que la fondation du collège soit " l'un des produits de la guerre de religion " ; il fallait apaiser et regagner les esprits. Autre fait positif pour Sorèze et pour toute la région : la construction du canal du Midi par Pierre-Paul Riquet, magnifiquement racontée par le Dr Clos. Son ouvrage se terminant par une excursion au-dedans et au-dehors de la montagne du Causse (Trou du Calel), qui est une véritable épopée géologique.
Le baron de MARBOT
1793-1798

Voir la galerie de portraits. Auteur des Mémoires.

MARBOT (Jean-Baptiste-Antoine-Marcellin, baron de), Sorézien 1795-1798, grand officier de la Légion d'Honneur, Chevalier de l'ordre des Trois Toisons d'or, chevalier de Saint-Louis, grand-officier de l'ordre de Léopold de Belgique, grand-croix de la couronne de chêne de Hollande. Lieutenant général, aide de camp de LL. AA. RR, le duc d'Orléans et le comte de Paris, pair de France. Né au château de Larivière à Beaulieu (Corrèze) le 18 août 1782. Vingt-deux campagnes, et quelles campagnes ! treize blessures, quatre grands sièges, soixante et un combats, vingt-quatre batailles constituent des états de service exceptionnels. La publication de ses Mémoires fit retentir son nom comme un coup de tonnerre et le fit entrer dans la gloire populaire, où il restera à côté de Napoléon, à côté de Ney, Lannes, Davoust et Masséna.
Les Mémoires
Peu de livres eurent le succès de celui-ci. Non seulement il arrivait à son heure, à une époque où la France écoeurée commençait à jeter les yeux vers son passé et à réveiller le réconfortant souvenir des grandeurs anciennes, mais encore il avait toutes les qualités susceptibles de plaire à la race. Simplicité du ton, récits de vaillances, grandes choses évoquées d'un mot, bonne humeur toute gauloise, et ce je ne sais quoi encore que nos auteurs du seizième siècle appelaient "la gaieté des armes". Ils sont pleins de vie, ces Mémoires; ils courent, légers, alertes. Ils ont l'attrait du roman d'aventures et la grandeur du poème épique. Je me résume d'un mot : ils sont nationaux.

Le début de ses mémoires

Frédéric BASTIAT
1814-1820

Illustre économiste. Voir la galerie.
Né à Bayonne en 1801 et mort à Rome en 1850, économiste français.
Adversaire du protectionnisme et du socialisme de Proudhon, il incarna le libéralisme et préconisa l'institution du libre-échange.
Oublié en France, Frédéric Bastiat est considéré aux États-Unis comme un auteur de première importance. Son pamphlet, La Loi, y a été diffusé à plus d'un million d'exemplaires.
Qui était Frédéric Bastiat ? Homme d'action et extraordinaire propagandiste, il est né à Bayonne en 1801. il se fit connaître à quarante cinq ans par son combat en faveur du Libre Échange. En cinq ans, au prix d'une activité exceptionnelle, il écrit une oeuvre considérable tout en menant un combat politique intense. Après la révolution de 1848, il se rallie franchement à la République. Il est élu député des Landes et devient vice-président du Comité des finances. Visionnaire, Frédéric Bastiat a su anticiper dés 1848 les errements qui conduiront à l'effondrement à l'Est des sociétés communistes. Défenseur des petites gens, il prend le parti des consommateurs contre celui des spoliateurs. Il combat le protectionnisme, comme la conquête de l'Algérie. Pamphlétaire, il dénonce chez les " hommes de l'État " la soumission aux intérêts privés contre l'intérêt général. Il polémique avec Lamartine, Proudhon, Louis Blanc.
Il meurt à Rome 24 décembre 1850. Il a quarante neuf ans.

Auteur des Harmonies économiques.

DE LAPIERRE (cinq élèves de la même famille de 1821 à 1830)

L'histoire (familiale) de cinq collégiens, les De Lapierre, de 1821 à 1830, font l'objet d'un livre rassemblant les passages les plus intéressants de leur correspondance, avec un fil conducteur et quelques repères historiques, vient de sortir. Il est intitulé: "Grandir à Sorèze", (Lucie éditions, à Nîmes).

En l'an 1820, dans une sombre petite ville cévenole, un grand-père de 75ans, François de Lapierre, que la Révolution de 1789 a privé de ses prérogatives et revenus, se demande avec anxiété quel sera l'avenir de ses cinq petits-fils, s'ils ne recoivent un solide enseignement et s'ils ne sont formés à un métier. La renommée de Sorèze est arrivée jusqu'à lui. Il a rencontré le directeur propriétaire de l'école, monsieur Ferlus, dont les méthodes correspondent à son désir.
C'est ainsi que, de 1820 à 1830, séjournèrent successivement à Sorèze les cinq garçons. Leurs parents gardaient pieusement leurs lettres, dessins, bulletins et livres de classe.
Héritière de la maison ancestrale, Sabine Tanon de Lapierre a découvert dans de vieilles malles, au grenier, ces trésors oubliés qui attendaient depuis presque deux siècles. Ils font revivre une époque difficile et peu connue.
Un petit violon était là aussi, sans son archet... De ce petit volume, sélection de leur correspondance assortie de commentaires, jaillit l'émouvante musique de leur enfance.

Achille MAFFRE de BAUGÉ
1871-1872
Discours de François Tresserre, président de l'Association Sorézienne, le 9 mars 1929, célébrant les morts récents.

" Achille MAFFRE DE BAUGÉ, comme le capitaine de Puybusque, ne faisait pas, lui aussi, partie de l'Association. Il fut cependant une flamme sorézienne allumée sur la Montagne Noire. Son dernier poème à été dédié à l'Ecole. Nous devons nous faire honneur de ce nom retentissant.
" Achille Maffre de Baugé fut le plus lyrique des Collets Rouges. L'enthousiasme se penchait sur son pupitre, M. Bergerole lui avait appris, avec la rhétorique, l'art d'ordonner de belles pensées. M. Edmond Py, tout en l'initiant à l'histoire, lui donna le goût de la légende et mit le premier ses doigts d'écolier sur les cordes d'une lyre qui devait jeter aux échos les derniers accents d'un romantisme obstiné.
" Dès qu'il fut congrument pourvu de diplômes, au lieu de s'en aller traîner en de vagues Thélèmes montmartroises, notre grand ami, qui avait le culte du passé et la fierté de son blason, retourna en sa gentilhommière de Marseillan. La solitude du fief ancestral lui est propice et va nourrir de folklore, d'histoire, de rythmes et d'images l'aède et son inspiration.
" Si une fugue le rejette parfois dans le monde de ses contemporains, il en profite pour marquer d'une pierre mémorable cette rapide échappée. C'est ainsi qu'en 1881 à Castelnaudary, Auguste Fourès et Marcel Semezies collaborant, il créait la Compagnie des Mousquetaires gris qui, eut son jour de célébrité dans les cercles littéraires. Auguste Fourès étant Porthos, Marcel Semezies Aramis, de Baugé devint d'Artagnan. Et le nom allait bien à sa silhouette conquérante, à sa parole retroussée de verve, à son panache.
" L'idéal versait assidûment une encre d'or dans son encrier. Rien de ce qui est tombé de sa plume ne fut tiède ou banal. Avec les Gants blancs et Terre d'Oc, Un soir dans les lauriers, le Promontoire, l'oeuvre poétique de notre ami se dresse et rayonne tel un icône à trois volets. Sur chaque panneau, la Race s'affirme et la Beauté. Cette poésie est ardente comme un midi d'été sur les sables de Palavas.
" La grande guerre venue, une désolation traversa le monde. Nul n'était épargné. Le capitaine de zouaves Emmanuel Maffre de Baugé fut frappé d'une balle, au front, dans une tranchée de première ligne. La piété du vieux maître s'agenouille au bord du tertre que décorent une croix de bois et un casque de poilu. Stoïque, ce père refoule les larmes mais il avoue son déchirement:
Cette vie est affreuse, et puisque je n'ai plus
Ton bonheur pour motif, il est bien superflu,
De prolonger un jour ce qui passe ruine...

" Mais quand on est Baugé, si le coeur se déchire l'on ne s'abstrait pas au devoir. Et sous ses cheveux blancs le poète chrétien ébauche à la façon d'un Lucrèce croyant une ample théorie du Devenir. Le Promontoire lui permet de lancer de plus haut à travers l'étendue et la foule les conseils d'une longue sagesse. Il jette à la Vie éternelle un appel qui, après l'Espoir en Dieu de Musset, est bien le plus beau cri de foi qui se soit échappé des lèvres d'un siècle de lucre et de scepticisme.
" Septimanie et les poètes groupés en cénacle autour de M. de Pouzillac rendaient en novembre dernier un solennel hommage au patriarche et lui dédiaient un numéro de glorification.
" L'on ne pleure pas un camarade tel que de Baugé, on ne pleure pas d' Artagnan, l'on reste fier d'avoir été son compagnon de plume et l'on porte son souvenir en cocarde. Celui à qui Mistral écrivait: " Votre poésie est empourprée de soleil et savoureuse comme chair de filles d'Arles ", se classe parmi nos grands ancêtres; il a droit à l'hommage lapidaire et je serais heureux si un jour nous pouvions lire son nom sur une plaque de marbre au mur de notre Salle des Fêtes.
... Pour les véritables vainqueurs C'est toujours dès la mort que commence la vie,..."

Achille était né à Marseillan (Hérault), d'une des plus anciennes familles du languedoc, alliée aux Barral d'Estève (l'Emmanuel de Lacordaire), le 16 mars 1855. Il était l'ancêtre d'Emmanuel (voir ci-après). Il comptait parmi ses ancêtres le chevalier Des Grieux. A peine échappé des bancs de Sorèze, il publie sa première plaquette de vers Dièzes et bémols. A partir de ce moment, proses et vers, oeuvres d'imagination, de polémique ou d'histoire, tout lui est bon prétexte à mettre du noir sur du blanc. En 1881, il lance les Chants du Paria, avec un sonnet d'envoi au comte de Chambord; puis, c'est une plaquette de vers parue chez Dentu (1893), le Narguileh, et en 1896 un volume de poésie, les Gants blancs (Savine, éditeur). Entre temps, un roman a paru chez Savine (1892) : Chères Amours. Et un peu partout des brochures où il aborde de front les questions d'art, de littérature, de sociologie: études sur Barbey d'Aurevilly, Bismarck et Richelieu, l'Hégémonie latine, les Arènes. Il annonce en préparation un volume de vers: Pour la Beauté, et un roman: Le Cantique des Cantiques. Maffre fut l'un des principaux collaborateurs du baron de Tourtoulon dans la Revue du monde latin; il a collaboré à la Gazette de Moscou; il fut le rédacteur en chef de la Revue le Passant. En août 1897, il a pris la parole au pied du monument de Molière, dans la Grange-des-Prés, à Pézenas, et revendiqué au nom de Mistral les droits du régionalisme. Poète, romancier, publiciste, félibre, avec le poète albigeois Fourès, Marcel Semeziès, François Tresserre, Maffre fonda, en 1881, la compagnie des mousquetaires gris, qui eut une heure de célébrité sur les boulevards, troubla des reporters qui virent un essai de restauration monarchique dans cette réunion de poètes et d'écrivains où s'inscrivirent Pouvillon, Loti, Boulhon, Rouanet. Inutile d'ajouter que Maffre fut le d'Artagnan de ces mousquetaires renouvelés de Dumas. [François Tresserre]

Marcel SEMEZIES
1875-1876
Poète, romancier, philosophe, "barde montalbanais", comme ses amis aimaient à le nommer, "romancier des grands chemins" comme il se définissait lui-même, grand voyageur, Marcel est l'auteur de 14 oeuvres :
L'étoile éteinte
L'impasse
Sous le dolman
La Route chantante
Le Chemin du soir
Le précoce Automne
Etudes italiennes
Méditations philosophiques

et bien d'autres restées dans ses cartons, par modestie.
Paul RAYNAL
1894-189?
Né le 25.7.1885 Narbonne & mort le 18.8.1971 à Paris.
Fils d'un négociant en vin venu du Rouergue à Narbonne et de l'héritière d'une bijouterie, Paul Raynal, reçut sa formation secondaire à l'école de Sorèze et fit ses études de droit à Paris, les clôturant par un doctorat sur les crises viticoles, soutenu en 1907 . Mais la vraie passion de Paul Raynal était le théâtre, il y consacra sa vie, devenant même un auteur régulier de la Comédie Française.
"Le maître de son coeur" (1909, créé en 1920);
"Tombeau sous l'Arc de Triomphe" (1924);
"Au soleil de l'instinct" (1931) ;
"Napoléon" (1936);
"A souffert sous Ponte Pilate" (1939)
jalonnent une carrière fertile . S'il revient régulièrement passer l'été dans sa ville natale, il s'installe dès 1927, près de Beauvais  ; sa maison sera en juin 40, pillée par les allemands qui détruisent plusieurs manuscrits achevés . Après la guerre, un seul éclair :
"Le matériel humain" est créé au théâtre de la Rennaissance, puis l'oeuvre, d'une rhétorique démodée, à sombré dans l'oubli après avoir marqué une époque.
Les Soréziens du Siècle
Editions Edouard Privat 1902
Le livre des Soréziens du XIXème siècle est, non pas vraiment une oeuvre littéraire, mais une somme d'informations sur les anciens qui nous ont précédé.
Une réédition est en cours, par les bons soins de la libraire de Sorèze, Anne-Marie Denis, et doit être disponible fin 2001. Une souscription est en cours. 50 € l'exemplaire, pour 624 pages, et 5 kgs, soit le même prix que le Coeur de laitue.
La souscription est ici, la présentation .
Et un projet de mise est ligne est ici.
Jean MISTLER
1902-1911

Son portrait dans notre page galerie. La libraire Anne-Marie Denis dispose de nombreux livres de Mistler.
Naît à Sorèze le 1er septembre 1897, meurt à Paris le 11 novembre 1988.
Attaché, par sa branche maternelle, aux très vieilles familles seigneuriales du Lauragais, alsacien par la branche paternelle, deux branches familiales également musiciennes, Jean Mistler a été, tour, à tour, normalien, diplomate, très jeune député, précocement ministre.
Président, à la veille de la seconde guerre mondiale, de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Députés, maire de Castelnaudary pendant sept ans (1935-1942), puis, sa carrière politique terminée, éditeur, directeur littéraire de la librairie Hachette, journaliste et écrivain toujours, avant d'être élu, en 1966, à l'Académie française et d'en devenir le Secrétaire perpétuel en 1973. Il est toujours resté épris de ses origines soréziennes qu'il a exaltées dans Le Bout du Monde, merveilleux récit des années d'enfance et de jeunesse. Pendant la dernière décade de son existence, il a repris le goût du terroir tarnais où il revenait chaque année passer ses vacances, témoignant à nouveau de son amour pour sa terre dans un beau court-métrage tourné avec Geoffroy Peyre de Mandiargues consacré à ses lieux d'élection du Tarn.
Ce fut lui qui relata dans "Le bout du monde" le départ des Dominicains en 1903 : A la distribution des prix, dans la grande Salle des Fêtes, qu'ornent les bustes de plâtre de tous les anciens élèves qui ont laissé un nom depuis deux siècles (...), le prieur, le R.P. Baudoin, nous fit ses adieux, puis il embrassa longuement le drapeau de l'école, de grosses larmes roulaient dans sa barbe grise et sur la soie du drapeau. Tout le monde pleurait dans la salle, et les vieux domestiques qui étaient nés à l'école et n'étaient plus sûrs d'y mourir répétaient : «Mon Dieu, voir ça, voir ça !»
Joseph-Laurent OLIVE
1913-1915
Né en 1898 à Mirepoix (Ariège), décédé en 1994. Grand-Prix de l'Association Sorézienne en 1915. Entré au P.L.M., il est chargé de la mise au point des premiers autotrains. Nommé en 1933 au service central du P.L.M. à Paris et chargé de la mise au point des premières locomotives Diésel. Il fait construire les locomotives électriques B.B. qui battirent dans les années 1950 le record du monde sur rail. Il prend sa retraite de la S.N.C.F. en 1960.
Quatre ouvrages, écrits à sa retraite, à compte d'auteur :
  • En 1975 :"Documents et livres Terriers concernant la Seigneurie de Sibra et le Prieuré Notre-Dame de Canon en Ariège",
  • En 1977 :"Crise Municipale de 1782 à 1790 et Délibérations Municipales de 1800 à 1835 à Mirepoix en Ariège",
  • En 1979 :"Mirepoix en Languedoc et sa Seigneurie du Moyen-âge à la veille de la Révolution",
  • En 1961 :"La Révolution de 1784 à Mirepoix en Ariège"
Emmanuel MAFFRE-BAUGE
1933-1937

Viticulteur, syndicaliste, député européen, mais surtout, comme bien de ses ancêtres, homme de lettres et avant tout homme de coeur.

Il a publié :
L'épée à deux tranchants. Les Francs et l'église, ce sont les deux tranchants de l'épée que lève Charlemagne pour donner forme et visage à son rêve : un empire unifié qui, un jour peut-être, pourrait s'appeler l'Europe... Très loin d'Aix-la-Chapelle, en Languedoc, deux de ses fidèles se retrouvent : l'homme de Dieu, le moine bénédictin Benoît (dit d'Aniane), et l'homme de guerre, Guillaume d'Orange, enfin touché par la grâce. Face à ces guerriers de la foi, un Barbare païen, le comte saxon Rodulfe, armé de haine et de vengeance. Ces hommes vont se livrer une lutte sans merci, dont dépend l'avenir. Autour d'eux, cent autres personnages, tendres, pathétiques, monstrueux, font de ce roman terrible et magnifique une véritable chanson de geste à l'intention des Européens d'aujourd'hui.

Oriane, fille de Thau. La pauvreté à dix-huit ans fait naître le rêve. Fuir son passé, partir, mais où ? Tel est d'abord le destin d'Oriane, fille de Marseillan, qui découvre l'amour et les îles magiques des Antilles et de la Polynésie, tout en restant ancrée dans son refus de Dieu et son mépris de l'argent. Le bonheur et le drame d'une vie prise entre brisures et clairières.

Vendanges amères. Ramsay 1976

Entre Dieu et diable. Ramsay 1978

Face à l'Europe des Impasses. Privat 1979

Superbe et généreux Jean Maffre, mémoires d'un baroudeur (1785-1834). Fayard 1982

Le Seigneur de Marseillan. Fayard 1983. Andrène Maffred, Sara, Jaime de Bandinel, Guillaume Aymoins, Blanche-Malitorne, Visorio et Da... et Marseillan au 13ème et 14ème siècles. Dans ce roman du Midi médiéval scrupuleusement reconstitué, Emmanuel retrouve les accents, les gestes et les songes de ses ancêtres de sang et d'esprit.

Emmanuel Maffre Baugé est mort le 22 juin 2007.

Pierre JONQUERES d'ORIOLA
1935-1938

Né le 1er février 1920 à Corneilla del Vercol, le palmarès de Pierre Jonquères d'Oriola reste inégalé : deux médailles d'or aux jeux olympiques et un titre de champion du monde. A 83 ans, le plus célèbre cavalier français, une des légendes vivantes du concours hippique et du siècle, qui fit retentir à Tokyo en 1964 "Une Marseillaise que l'on n'attendait plus", affiche encore une forme physique insolente.

Pierre est viticulteur dans son village natal.
Il est l'auteur de A cheval sur 5 Olympiades (1968)

Philippe MARTIN-GRANEL
1935-1942
Né le 16 octobre 1924 à Pau, frère de Jacques et de Gérard, porte-drapeau 1942, il fait carrière de médecin vétérinaire outre-mer, au Tchad de 50 à 59, en République Centrafricaine de 60 à 70 et au Sénégal de 70 à 80. Il prend alors sa retraite, et se met à l'écriture.
Il est l'auteur des ouvrages suivants : L'angélique Roseau, Clé d'or ou la recherche d'un temps oublié, Le Royaume ambulant, Le bois de la Hazette, La belle idée au bois dormant : L'Ecole de Sorèze.
Philippe se souvient qu'après de longs séjours en Afrique, venant se resourcer à Sorèze, le Père Lamolle l'accueillait avec son calembour favori : "Alors ? En avez-vous de l'Afrique assez ?"

Son catalogue

Georges POISSON
1939-1940

Il est né le 27 novembre 1924 à Düsseldorf (Allemagne occupée) d'une famille parisienne.
Il passe une année à Sorèze, durant la drôle de guerre de 1939 à 1940, dans la division des Bleus de l'École. Puis après l'armistice il regagne Paris où il continue et termine ses études secondaires au lycée Louis-Le-Grand.
Il entre ensuite à la Faculté des Lettres de Paris. Mais ses études universitaires ont été interrompues par la guerre, pendant laquelle son engagement, encore adolescent, au service de la Résistance l'a obligé, en 1944, à se réfugier en Suisse, d'où il repartit pour s'engager dans la 1ère armée française. Après avoir terminé ses études supérieures, il fut en 1948 reçu second au concours des musées de la Ville de Paris, et après un stage au Petit-Palais, il fut nommé attaché au Musée de l'Ile de France (Château de Sceaux), dont il devint successivement conservateur-adjoint, et conservateur en chef. Au cours de quarante ans de présence dans ce musée qu'il refusa de quitter, il lui donna une importance et un renom sans commune mesure avec ce qu'il était à l'origine, en décuplant ses collections, en créant un centre de documentation riche maintenant de plusieurs millions de documents, en organisant des expositions spectaculaires et très courues, et 700 concerts.
En 1990, il fut promu inspecteur général des affaires culturelles du département des Hauts de Seine. Il a prit sa retraite en 1992, avec le titre de conservateur général du Patrimoine, en conservant des responsabilités à Sèvres (Maison de Victor HUGO) et Saché (Château-musée).
Défenseur acharné des monuments et sites, il a mené sur ce point de nombreuses campagnes, dont certaines ont été couronnées de succès : sauvetage, avec Alain DECAUX, du château de Monte-Cristo, restauration de la grande perspective de Meudon. Son action à la Vallée aux Loups où à la maison d'Émile ZOLA à Médan a été déterminante. En même temps, M. POISSON, spécialiste d'histoire de l'architecture, était appelé à enseigner successivement au Collège des Arts Appliqués (1950-59), à l'École Normale Supérieure d'Enseignement Technique (1959-73), à l'École de Louvre (1974-78 et 1984-91), à l'Université Paris III (1979-85).
Conférencier très applaudi en France et à l'étranger, il a, ce faisant, parcouru de nombreux pays au service de la culture française.
Georges POISSON a en même temps illustré son travail d'historien en publiant une quarantaine d'ouvrages, souvent couronnés et de nombreuses études parues dans des publications scientifiques ou historiques.
On peut en particulier citer les trois volumes, totalisant 1700 pages, consacrés à l'étude systématique de la banlieue parisienne, commune par commune (Edit. de Minuit, 1956-61), les ouvrages dans lesquels il a renouvelé la question, qu'il a consacrés à SCEAUX (3ème edit.1981), MONTFORT L'AMAURY (1983), MONTE-CRISTO (1987), Le Vésinet (3ème édit.), MAISONS-LAFFITTE (3ème édit.1993), son ouvrage NAPOLÉON ET PARIS sur l'oeuvre architecturale de l'Empereur (2ème édit.2002), son GUIDE DES STATUES DE PARIS (1991). Dans L'ELYSÉE, HISTOIRE D'UN PALAIS (3ème édit.1997), il a renouvelé l'histoire politique, architecturale et décorative de l'édifice.
Son très beau livre sur SAINT-SIMON (4ème édit.2000) et CHODERLOS DE LACLOS (Bourse Goncourt de la Biographie 1986) font autorité. Son GUIDE DES MAISONS D'HOMMES CÉLÈBRES en est à sa 3ème édit. 2003). Il vient de faire paraître une grosse HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE A PARIS, commandée par la Ville de Paris et dirige le DICTIONNAIRE DES MONUMENTS D'ILE DE France. Spécialiste des maisons d'écrivains, il leur a consacré un Que sais-je ? et a fondé l'Association qui les groupe.
Il a été cinq fois lauréat de l'Académie Française.
Président du prix NAPOLÉON III, il est membre de plusieurs jurys littéraires.
Marié et père de 2 enfants, Georges est Commandeur de la Légion d'Honneur et titulaire de la Croix du Combattant Volontaire 1939-1945. Il a été récemment intronisé Docteur Honoris Causa de l'Université Soka de Tokyo. En 2002, l'Académie d'Architecture lui a décerné sa grande médaille d'Histoire de l'Art.

José Marie BOUCHET
1941-1945

Oeuvre littéraire et musicale dont vous trouverez l'essentiel sur sa page spéciale sur ce site.

NDLR : Si vous n'êtes pas parvenu à la page 390 du Poignard du Saint-Empire,
vous n'êtes donc jamais sorti des vicissitudes de notre temps.
Et vous n'aurez jamais vibré à la musique du Vieux Sourd

Les frères RAMOND

René (1943-1947)
Pierre (1945-1949)


Les deux frangins sont prolifiques et nous offrent deux types de littérature complètement différents.
Pierre et René nous parlent dans une biographie de leur ancêtre Elisa Grimailh, épouse Lemonnier, née à Sorèze, de ladite ancêtre, bien sûr, mais évoquent aussi certains aspects de ce que fut la vie dans l'Ecole et le village au cours du XIXème siècle.

Concernant Elisa, deux pages lui sont consacrées :

Notez, fins lettrés, que ce livre est bilingue, occitan et français.

Dans un style tout à fait différent, Pierre, professeur à l'Ecole Boulle, a écrit ce qu'on peut considérer aujourd'hui comme une somme des plus belles oeuvres de la marqueterie.

Les autres publications de Pierre Ramond, aux Editions H. Vial :

  • La Marqueterie
  • Les Chefs des Marqueteurs - Tome I - Des origines à Louis XIV
  • Les Chefs des Marqueteurs - Tome II - De la Régence à nos jours
  • Les Chefs des Marqueteurs - Tome III - Marqueteurs d'exception

Voir ici la photo des bouquins

L'adresse email de Ramond pour ces différents ouvrages : reneramond@wanadoo.fr
En novembre 2008 est sorti un titre complémentaire, intitulé Elisa, une saint-simonienne au siècle des Ferlus

En Cèrca d'Elisà, Sorèze et les Saint-Simoniens et Elisa, une Saint-Simonienne au siècle des Ferlus

Jacques FABRE
DE MASSAGUEL
1939-1950
L'Ecole de Sorèze de 1758 au 19 fructidor an IV, disponible en réédition chez Anne-Marie Denis à Sorèze.
Une étude fouillée de l'histoire de l'Ecole de Sorèze pendant la période où elle fut l'une des douze Ecoles Royales Militaires. Tous les chemins conduisaient Jacques Fabre à Sorèze. Il y fut élève, il en fit le sujet de cette étude menée dans le cadre de l'Université de Toulouse, avant d'y revenir comme professeur et comme directeur. Cette étude, minutieuse, fine, précise, préfacée par le doyen Godechot, et publiée pour la première fois en 1958 entend témoigner de l'éclat de l'enseignement qui était dispensé à Sorèze à la veille de la révolution, de sa renommée et de son prestige.
Jean-Paul AUFFRAY
1941-1943
Scientifique, musicien, philosophe et historien, publie Newton ou le triomphe de l'alchimie, Editions Le Pommier

En rentrant en France, après avoir travaillé dans les grandes universités américaines, je me suis aperçu que nos physiciens se contentent volontiers d'idées reçues concernant les grandes figures de l'histoire de la physique. J'avais été étonné par exemple, puis choqué, de découvrir il y a quatre ans leur ignorance quasi universelle du fait que la relativité a été découverte non par Einstein en 1905 mais par Henri Poincaré en 1904. Cela m'a valu de rédiger l'Espace-temps pour Flammarion en 1996, puis Einstein et Poincaré sur les traces de la relativité pour les Editions Le Pommier-Fayard nouvellement fondées sous l'égide de Michel Serres, l'an dernier.

A également publié Le monde des bactéries : regard du physicien - Paris : Le Pommier, 2000, L'espace-temps (1996) et L'atome (1997), éd. Flammarion collection Dominos", ainsi que Einstein et Poincaré, sur les traces de la relativité (1999) aux éditions Fayard.

Hugues AUFFRAY
1941-1945
Aux Editions Didier Carpentier, 7 rue St Lazare, Paris, (commandable sur Amazon.fr) est sortie en octobre 2007 Droit dans mes santiags, une autobiographie d'Hugues, préfacée par Renaud. De 1929 jusqu'à nos jours, vous allez découvrir combien sa carrière est rectiligne, un modèle de fidélité à une ligne musicale et à une certaine conduite de sa vie.
Et des photos de Sorèze

Une vidéo de 65 par la Télévision Suisse Romande

«Les chevaux vus par Hugues Aufray», Editions Hugo et Compagnie, collection Phare's, 320 p. dont plus de la moitié en photographies.
A près de 80 ans, l'inoubliable interprète de «Stewball» a pris la plume pour décrire, dans un ouvrage richement illustré, son amour des chevaux qui l'ont aidé à surmonter sa dyslexie quand il était enfant. Et déroule l'écheveau de ses souvenirs. Il commente quatre photos qui illustrent son parcours de cavalier chevronné.
Cheveux blancs en cascade sur ses épaules tels une crinière, santiags, jeans délavés et guitare en bandoulière, Hugues Aufray, qui fêtera cette année ses 80 ans et ses 50 ans de carrière, est l'homme des hautes plaines balayées par un souffle revigorant. Fidèle à lui-même, cet éternel troubadour à la voix restée étonnamment jeune, est l'interprète de tubes mythiques comme «Santiano», «Céline», «Le petit âne gris», et le déchirant «Stewball» ou la mort du cheval blanc si courageux. Avec ses chansons, il nous a fait vibrer, il nous a fait pleurer. Debout face aux courants contraires, l'homme a bâti sa vie sur des valeurs solides, comme la fraternité, la famille et le respect de la terre. C'est tout naturellement que le cheval, seigneur de la prairie, s'est imposé à cet esprit noble. «J'aime tous les chevaux, de toutes les races, confie le chanteur compositeur. Et j'écris le mot cheval en majuscules!». Suite

Son site Internet www.huguesaufray.com

André MATHIS
1941-1946
Originaire de Narbonne, où il naquit le 5 mai 1929, André Mathis fut élève de l'Ecole de 1941 à 1946. Il a écrit un petit journal personnel de janvier à novembre 1944, lorsqu'il était chez les Bleus. Ce journal a été édité en 2005 par Anne-Marie Denis.

Jean-Pierre FOURCADE
1942-1943

Et si nous parlions de demain en 1979
La tentation social-démocrate, en 1985
Remèdes pour l'assurance maladie en 1989

Né le 18 octobre 1929 à Marmande, Sorèze 1942-1943, Faculté de droit de Bordeaux, IEP de Bordeaux, ENA, inspecteur des finances, maire de Saint Cloud, sénateur des Hauts de Seine depuis 1977, ministre des finances de Giscard d'Estaing.

Sa page sur le site du Sénat

Pierre De VERNEJOUL
(1942-1948)

Après sa grande carrière de professeur de médecine, Pierre se consacre à l'écriture. Ses oeuvres :
Des tranchées aux pavés, Carnets de route de Robert de Vernejoul (1914-1918), 255 pages, éditions Atlantica 2002
Oublier... Jamais !, 1939-1945, 404 pages, éditions Atlantica 2003
Religieusement incorrect, les Vernejoul des Capétiens à nos jours, 300 pages, éditions Atlantica 2003
Ils avaient quinze ans dans la tourmente, 1939-1945, à paraître (on y parle de Sorèze)
Paul PUIG
1949-1959)

Paul n'est pas à proprement parler écrivain, mais artiste. Nous avions déjà évoqué l'homme de coeur, et vous présentons ici un gage de son attachement à l'Ecole au travers de ses dessins. c'est ICI
Jean MONTALDO
1955-1957

Son portait dans notre galerie.
A été publié Les Voyous de la République aux Editions Albin Michel (2001).
Autres ouvrages de non-fiction (malheureusement) : "Mitterrand et les 40 voleurs" (1994), "Rendez l'argent" (1995), "Main basse sur l'or de la France" (1998), "Les Corrompus" (1971), "Tous coupabes" (1974), "Les finances du PCF" (1977), "La France communiste" (1978), "Les secrets de la banque soviétique en France" (1979), "La mafia des syndicats" (1982), "Lettre ouverte d'un chien à François Mitterrand au nom de la liberté d'aboyer" (1994), "Le gang du cancer" (1996).
Gilles De ROBIEN
1958-1959

A écrit un
Alexis de Tocqueville (Flammarion 2000)
Jules Verne, le rêveur incompris (Lafon 1999).
Malgré le fait que Jules Verne soit l'un des écrivains les plus lus au monde, il n'a jamais réalisé son désir d'être reconnu comme un grand écrivain par ses pairs et par le grand public. Il a donc dû se contenter de passer pour un explorateur qu'il n'a jamais été, un scientifique qu'il n'était pas ou un marin qu'il rêvait d'être. L'auteur a très bien réussi à nous faire vivre et comprendre mieux cet homme qui était beaucoup plus qu'un rêveur. Il nous amène à mieux connaître cet auteur qui n'a pas la vie facile avec toutes sortes de maladies, une épouse acariâtre et un fils qui lui a causé beaucoup plus de problèmes que de satisfaction. Nous cheminons dans ce récit dans la carrière de Jules Verne, ses succès et ses déboires, ses problèmes de coeur et matériel, ses ambitions et ses désespoirs, et enfin, ses visions du futur qu'il a fait partager à ses concitoyens. Pour tous les inconditionnels de Jules Verne ainsi que ceux qui le connaissent peu, cette biographie saura faire connaître cet auteur prolifique et qui a fait rêver des générations.

Hors la loi (Plon). Défense vigoureuse de sa loi sur la réduction du temps de travail. et réponse aux critiques d'alors de Madelin et Sarkozy.

A également écrit, en entretien avec Pierre-Luc Séguillon, un Plaidoyer pour une droite plurielle, aux Editions Le Pré aux clercs.

Sa bio sur Wikipedia

Igor et Grichka BOGDANOF
1960-1961
Igor et Grichka sont tous deux docteurs en astrophysique et en physique théorique, anciens élèves de Roland Barthès à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Ils ont, en-dehors de leurs émissions de télévision, publié un recueil d'entretiens avec Jean Guitton, Dieu et la science chez Grasset (1991). Les jumeaux fourmillent de nouveaux projets, des livres scientifiques et romanesques, une série sur la cosmologie, etc.
Jean Guitton, élève de Bergson et dernier légataire de sa pensée, est l'un des plus éminents philosophes chrétiens de notre temps.

Autres écrits :

L'effet science-fiction, 1979, 423 pages, Laffont collection Ailleurs et demain.

La machine fantôme, 1985, collection J'ai lu, 251 p.

Le Père André GOUZES
1961-1963
Auteur de "Sylvanès, l'histoire d'une passion", ou la renaissance de la vieille abbaye aveyronnaise.
Au début des années 70, l'abbaye cistercienne de Sylvanès menaçait ruine. Elle voit passer désormais des milliers de visiteurs, sessionistes et festivaliers. A l'origine de cette renaissance, un personnage étonnant : le Père André Gouzes, dominicain et musicien ....
Web : sylvanes.com
Sylvanès Editions
L'email : abbaye-de-sylvanes@wanadoo.fr

Autres publications du Père André Gouzes sur Sylvanet.com.

Bernard MURAT
1962-1965

"Le Passeur de mémoire", histoire des maires de Brive-La-Gaillarde
Deux cents ans de vie briviste s'écoulent au travers du portrait des 38 maires qui, du libéral François SALVIAT à Jean CHARBONNEL, ont eu en mains les destinées de la cité gaillarde.
L'auteur a ensuite cherché à dégager les traits généraux et les caractéristiques les plus marquantes liant entre eux ces hommes qui ont façonné, chacun à leur manière, le Brive d'aujourd'hui.
Hommage est ainsi rendu à la tâche difficile mais ô combien exaltante qui incombe au premier magistrat de la ville. Enfin, Bernard MURAT nous livre quelques perspectives fort intéressantes sur le métier de maire et son évolution à la veille du XXI'' siècle."
Bernard Murat est né à Brive-la-Gaillarde le 19 février 1946. Marié, père de deux filles, ancien élève du collège de Cabanis et de l'Ecole de Sorèze, il est devenu chef d'entreprise dans les métiers des cuirs et peaux comme son père. Puis, en 1972, il commence une nouvelle carrière professionnelle dans les industries de la santé.
En 1995, il quitte son poste de vice-président pour l'Europe d'un groupe américain. Il a, pendant 20 ans, participé à l'évolution technique et économique des structures médicales. Il est, depuis 1997, consultant en entreprise. Sur le plan politique, il s'engage très jeune dans les rangs gaullistes avec rapidement des responsabilités locales et nationales au sein du RPR. En 1992, il est élu conseiller général de Brive-centre. En 1993, il est nommé Vice-Président du Conseil Général de Corrèze. Député de la Corrèze de 1993 à 1997, il est Maire de Brive-la Gaillarde depuis juin 1995. Sénateur de la Corrèze.
Bernard Murat est président des Amis de Jacques Chirac pour la Corrèze. Très proche de Philippe Seguin, il s'est impliqué à ses côtés dans la restructuration du mouvement gaulliste.

Toujours aux éditions 3 épis (9 Avenue de Paris, 19100 Brive), est paru en septembre 2002 le premier tome de ses Carnets de route, Elu de Corrèze pour la période 1982-1992.
Après un bref retour sur l'année 2001 pour expliquer sa démarche, ce premier tome concerne les années 82-92 et explique les raisons de son engagement politique, son expérience difficile de Secrétaire de circonscription RPR du Pays de Brive, son élection en 92 au Conseil Général et l'annonce de sa candidature pour les Législatives de 93. Ces carnets de route sont aussi une chronique de la vie du RPR corrézien durant ces années Mitterrand. Bernard Murat a voulu aussi évoquer les évènements locaux mais aussi des souvenirs plus personnels, voire intimes. La dernière partie appelée "Lettre à Aurélie" est un ensemble de réflexion d'un élu de terrain destiné à une jeunesse qui souhaite s'engager dans la vie publique.
Le deuxième tome couvrira la période 1993-2002.

Un rapide portrait ........
Son email : b.murat@senat.fr. Et sa page sur le site du Sénat.

Jean-Paul AZAM
1964-1970

Docteur en Sciences économiques, Ph.D. (Economics) de la London School of Economics.
Jean-Paul est Professeur de Sciences Economiques à l'Université de Toulouse 1, Directeur de l'ARQADE (Atelier de Recherche Quantitative Appliquée au Développement Economique, EA 791), Membre de l'IDEI.
Dernières publications :
"Suicide-Bombing as Inter-Generational Investment"
"Strikes and Political Activism of Trade Unions: Theory and Application to Bangladesh"
"Civil War and the Social Contract"
"A Theory of Poverty Aversion and Civil Society Development"
"Contracting for Aid"
"Explaining Slow Growth in Africa"
"Violence Against Civilians in Civil Wars : Looting or Terror ?"
Voir sa page.
Son mail : azam@univ-tlse1.fr
Pierre-Arnaud LEBONNOIS
1972-1974

Journaliste, dessinateur, humoriste, caricaturiste, pamphlétaire, écrivain de théatre, scénariste, a publié, entr'autres dessins, deux pièces de théatre :
"Une allumeuse nommée Vendôme"
"Le fabuleux voyage d'Octave-Léon"

ainsi que deux romans noirs :
"Sans papiers" et
"Purgat Island"
Ses albums :
"Ca tourne pas rond"
"Dessins à dessein"
"Crise, quelle crise"
"Musique et compagnie"
"Vacances pour tous"
"Alex"

Ses dernières oeuvres :
"Croque-Madame" abécédaire à paraître.
"Ecole de Sorèze, le panache en plus"
Voir sa page à l'occasion des 25 ans de rétrospective de son oeuvre.
Constantin PARVULESCO
1974-1976

Journaliste, Constantin a publié :

"L'encyclopédie des montres", Editions ETAI
"Le guide des meubles régionaux", Ed. Flammarion
"Cigares Alcools et Chocolats", Ed. Proxima
"Cigares, de la légende à la réalité", Ed. Auzou
"Des Cigares et des Dieux" , Ed Durante
"Le Beretta 92", Ed. Crépin-Leblond
"Sauveteurs en mer", Ed. Larivière
"L'Orient Express un voyage de rêve", Ed. ETAI
"Transsibérien l'ultime voyage", Ed. techniques pour l'Automobile
"Histoire Quotidienne des couteaux de poche", Ed. Belin entente
"La pipe et son tabac", Ed. Belin entente
"Sauveteurs en mar", Ed. Larivière
"Le Cognac", Ed. Flammarion

L'adresse email de Constantin pour commander : parvulesco@arc-atlantic.com

Jean-Marie FREY
1977-1978

Agrégé de Philosophie, Jean-Marie FREY publie divers ouvrages :
"L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté", éd. Pleins feux, octobre 2001.
La liberté que Rousseau met au jour dans le Contrat social se définit comme autonomie (obéissance à la loi qu'on s'est prescrite) et non comme une pure indépendance (absence de règles, de contraintes, etc.).

Cette philosophie fournit à Jean-Marie Frey les outils lui permettant de dénoncer les illusions spontanéistes qu'entretiennent les nombreux pédagogues réformateurs marqués par la pensée 68, et de s'attaquer résolument au progrès du communautarisme qui, selon lui, mine actuellement les fondements de la République.

"Le corps peut-il nous rendre heureux ?", éd. Pleins Feux, paru en janvier 2002.
"C'est à cause de notre corps que nous sommes tourmentés par la question de savoir si autrui nous voit, nous entend, nous comprend, nous désire ou nous reconnaît à la hauteur où notre orgueil nous place. Sans notre corps, il n'y aurait pas de société, pas de rivalité, pas de sympathie ou d'antipathie, pas de conflits individuels ou guerriers, pas de vainqueurs ni de vaincus, pas de besoins ni d'échanges commerciaux." Dans de cet essai, Jean-Marie Frey met la pensée du bonheur à l'épreuve des inquiétudes du corps.

En octobre 2004, il publie "Le moi n'est pas maître dans sa propre maison" (Freud), Pleins Feux, octobre 2004.
"Le moi doit pouvoir aimer. Et puis travailler. En autorisant l'expression du désir, il se libérera du poids d'un passé révolu qui, en réalité, est une présence inconsciente. Il pourra entreprendre de vivre pleinement l'instant présent. " Freud voulait conférer à la théorie de l'inconscient un statut scientifique. Dans cet essai, l'auteur montre qu'elle n'est pourtant pas sans liens avec quelques grandes représentations philosophiques de la sagesse."

et Ordre établi dans Politique, vol. 2, Editions M'éditer, septembre 2004, livre et DVD contenant les conférences.
"Au delà de l'apparence d'ordre établi justifié par une hiérarchie naturelle, la pensée politique de Rousseau a mis au jour un véritable désordre résultant du droit du plus fort. En excluant de la sphère politique toute norme naturelle ou religieuse, cette philosophie s'accorde avec l'humanisme libéral dont se réclament les sociétés démocratiques contemporaines".

L'adresse email de J.M. Frey : sampleur@wanadoo.fr
Les livres de Jean-Marie sony disponibles aux PUF, Alapage, Amazon, FNAC, etc

   

Fin septembre 2005 Jean-Marie FREY publie un nouvel ouvrage intitulé : Le corps épris (éditions Pleins Feux)
Dans les sociétés démocratiques contemporaines, les individus revendiquent le droit d'aimer librement. Ils sont attachés à la réussite de leur vie sentimentale et à l'épanouissement de leur sexualité. Mais le corps épris nous permet-il d'accéder à l'existence heureuse que nous désirons ? Dans ce livre, Jean-Marie Frey met au jour les ressorts de l'inquiétude suscitée par l'amour charnel. Il montre comment la pudibonderie et le libertinage expriment, chacun à leur manière, une tentative pour se rassurer. Les prudes désireux de voiler les femmes et les libertins exhibant un corps morcelé dans l'imagerie pornographique, n'éprouvent-ils pas, les uns et les autres, une crainte devant la chair désirable ? L'auteur oppose les figures du pudibond et du libertin à celle d'un amant disposé à jouer le jeu d'une passion amoureuse à la fois inquiétante et joyeuse.

Publications en 2005 et 2006 :
Utopie, dans Croire ?, éditions M-éditer (décembre 2005)
La pudeur, dans Les figures de l'amour, éditions Pleins-Feux (janvier 2006)
Publication CD audio :
Utopie, dans Croire ?, étude critique de la croyance, (4 CDs audio), Frémeaux et M-éditer (janvier 2006)
On trouvera une biographie, des extraits audio et video de conférences, émissions de radio, etc. de Jean-Marie FREY sur le site des éditions M-éditer à cette adresse :
www.m-editer.com/fiche_auteur.php?nom=frey

Publications en 2007,2008 et 2009 :

Libéralisme dans Penser la crise, M-Editer, 2007.
Libertin dans Vices ou Vertus ?, M-Editer, 2008.
Bonheur et communauté dans Le bonheur, Quel intérêt ?, M-Editer, 2008.
Oublions la mort ! dans Pourquoi vivre si c'est pour mourir ?, M-Editer, 2009.
CD audio : Libertinage dans Vices ou vertus ? , (Coffret 4 CDs audio), Frémeaux & M-Editer, 2008.

Erick BONNIER
1983-1984

Erick est photographe freelance, il a parcouru de nombreux pays arabes, exposé de nombreuses fois, a fait l'objet en 2003 d'une double page dans Le Figaro.
Parmi ses oeuvres, "Lybie", "Souks"

L'adresse email d'Erick pour commander : erick.bonnier@noos.fr
Références : www.unesco.org/delegates/iraq/hatra-expo.htm
www.unesco.org/delegates/iraq/photos-page1.htm
et tant d'autres...... Mais Erick viendra à Sorèze pour nous faire la surprise d'un de ses futurs livres... et prendre des photos de l'Ecole.

Eric MASSAT
1984-1988
Publié en mai 2006, aux Editions L'Harmattan, un ouvrage : "Servir et discipliner. Essai sur les relations des usagers aux services publics" (ouvrage en sciences sociales, philosophie du droit, théorie générale du droit et de l'Etat).
Stéphane ILINSKI
1989-1990
Aux Editions Hache, Stéphane a publié

"Voyages en Hyperborée", septembre 1999
"Couleur de l'aspirateur", août 2000
"La Peur fenêtre", 2000
"Balades porno la conscience tranquille", 2001

L'adresse email de Stéphane pour commander : silinski@noos.fr
Son site web : http://editions-hache.com/parauteur.html#ilinski

Les Soréziens du XXème siècleEdité en 2005 par la libraire-éditrice Anne-Marie DENIS, à Sorèze.
Disponible à sa librairie, téléphones 05.63.73.26.99 et 06.33.62.72.81.

417 pages, illustrations et photos, couverture bicolore.

Et depuis la Pentecôte 2008, l'édition complémentaire riche de 154 pages, avec des photos.

La salle des Illustres de l'Abbaye-École de Sorèze

La salle des Illustres de l'Abbaye-École de Sorèze est le titre de l'ouvrage écrit par Marie-Odile MUNIER, archiviste de l'Abbaye-École et publié par les Presses universitaires des Sciences sociales de Toulouse/Presses du Centre universitaire Champollion. L'auteur retrace la biographie de ceux qui ont servi la Patrie et l'Église. Les bustes de Maîtres, Anciens et amis de passage, sculptés par des mains expertes, sont les grands hommes qui accueillent les nombreux visiteurs qui accèdent à la salle des Illustres. Le père Raynal, en 1899, alors aumônier de l'École avait désiré faire de cette salle Le Panthéon des gloires de Sorèze. Qui sont-ils ? Les militaires sont les plus nombreux ; viennent ensuite les religieux, fils de saint Benoît et de saint Dominique, les évêques, les hommes d'État, les hommes de génie, les académiciens et les artistes. Caffarelli, Lapérouse, Lacordaire, Séverac, Hautpoul-Salettes, Andréossy, Marbot, Douzans, Dejean, Traversay, Puységur, de Séguin, Bastiat, Bolivar, Lamy, Gazan, Barral de Baret, Laperrine d'Hautpoul, Chambrelent, Cachin ... semblent dire aux visiteurs : « Soyez les bienvenus, merci de vous souvenir de nous... ».
Prix de vente : 30 € au Point Accueil de l'Abbaye-École (+ 4 € de frais de port si envoi par la poste).
DiversLe paragraphe Bibliographie dans la page histoire

Nous nous sommes ici limités aux productions de nos camarades, mais bien d'autres livres sont consacrés à ce qui nous intéresse.
Voir à ce sujet la section Bibliographie à la fin de la page Histoire,
Allez aussi faire un tour sur le site Web de notre libraire, A.M. Denis

Un mot à propos d'Edouard Privat :

En 1839, Édouard Privat, Aveyronnais d'origine, ouvre à Toulouse une maison d'édition. Muni d'un brevet de libraire et fort de son expérience de cinq ans chez le libraire-éditeur Paya, il se lance dans l'édition et la vente de livres, d'abord en association puis seul. Il se spécialise dans un premier temps dans les ouvrages pédagogiques et historiques. Il s'intitule alors "libraire d'enseignement" et devient le libraire exclusif du lycée de Toulouse tout en fournissant en gros les établissements scolaires de la région. Il édite des livres classiques, textes grecs, anthologies de littératures étrangères. Dans les années 1860, sourd aux querelles scolaires, Privat publie des manuels d'enseignement pour les établissements religieux et devient l'imprimeur de l'archevêché de Toulouse. La maison édite alors le Bulletin théologique scientifique et littéraire de l'Institut catholique de Toulouse puis le Bulletin de l'Université de Toulouse (1897). Après la mort d'Edouard (1887), son fils Paul devient le libraire attitré de l'Université et collabore avec les professeurs de cette dernière, dont Maurice Grouzet dont la Grammaire latine (1903) fit l'objet de nombreuses rééditions. En 1905, Privat fondait la Bibliothèque méridionale.

L'autre axe éditorial de la maison est l'édition d'ouvrages d'histoire locale. Son chef d'oeuvre est la très belle réédition de l'Histoire générale du Languedoc de Dom Devic et Dom Vaissète dont un exemplaire avait été découvert par Edouard lorsqu'il travaillait chez Paya. En 1867, il décide de continuer ce travail de compilation, aidé en cela par la Société archéologique du midi de la France et par d'éminents littérateurs tel Edouard Dulaurier de l'Institut, d'Emile Mabille de la BN et Auguste Molinier de l'Ecole des chartes.

La publication en 16 volumes, s'échelonnera sur 32 ans et s'achèvera en 1904; elle ne connaitra pas un grand succès et grêvera lourdement les résultats de la maison dont le dynamisme ne se dément par ailleurs pas, publiant entre autre, les Inventaires des archives de la Haute-Garonne et les Monuments de Toulouse de Lahondès (1920).


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