Association
Sorézienne

Origines
Création de l'abbaye
Louis XVI
La Révolution
L'ère Lacordaire
Le 20ème siècle
Le texte de la plaque qui est dans la chambre de Lacordaire
Texte d'hommage au Père pour la messe de Pentecôte
La définition du maître d'école par Lacordaire
Les devises de la salle des illustres
La maison natale de Lacordaire
Bibliographie
Grandes dates de l'histoire de l'Abbaye et de l'Ecole
Notices individuelles

Origines
La naissance du village de Sorèze est indissociable de la fondation
de l'abbaye. Sorèze vient du latin Suricinum,
qui signifie Le petit Sor, plus connu aujourd'hui sous le nom
d'Orival, mais qui a pourtant désigné dans un premier temps
l'abbaye avant d'englober l'ensemble du village lui-même.
L'histoire de Sorèze commence avec l'édification de
l'abbaye Sainte Marie de la Sagne (beatae Mariae de Sanha)
fondée en 754 par Pépin le Bref et confiée à
l'ordre bénédictin.
NDLR : Cependant, dans leur somme historiographique, les Pères Dominicains Claude Devic et Joseph Vaissète ("L'Histoire Générale de Languedoc" datant de 1730 à 1745), écrivent dans leur livre IX au chapître LXXXIV : "Il n'est pas aisé de marquer l'époque précise de la fondation de l'abbaye de Sorèze. Elle éprouva, à ce qu'on prétend, les mêmes révolutions que celle de Joncels, et s'il faut ajoûter foi à quelques mémoires, peu authentiques au jugement des meilleurs critiques, elle fut détruite par les Sarasins et rétablie par le zèle et la piété de Pépin le Bref. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle subsistoit au commencement du neuvième siècle. Elle est située sur la petite rivière de Sor dont elle a pris le nom, à l'entrée de la plaine de Revel, l'une des plus vastes, des plus belles et des plus cultivées du roiaume, au pied de la montagne Noire qui fait partie de la chaîne des Cevennes, et à cinq grandes lieuës de Lavaur du côté du Midi. On prétend qu'elle portoit autrefois le nom de Notre-Dame de la Sanhe ou de la paix. Elle est encore aujourd'hui sous le patronage de la Vierge. La ville à qui elle a donné l'origine, est petite, mais très-agréable. C'est l'une des cinq principales du diocèse de Lavaur."
Les moines réalisent un tel travail d'assainissement et d'aménagement de la plaine que la population de Verdun, l'actuel Berniquaut, lasse d'habiter un site aride, décide de descendre de son oppidum pour fonder le village de Sorèze.
Ainsi, dès l'époque carolingienne, l'église joue un rôle considérable dans ce que nous appelons notre Montagne Noire. La vie contemplative de ces moines bénédictins ne les empêche pas d'être de remarquables défricheurs et bâtisseurs. Grâce à eux, une vie économique et agricole s'instaure peu à peu sur l'ensemble de la région. Malheureusement, il n'est pas possible de vérifier l'exactitude de la fondation de l'abbaye. Pour certains historiens, la vie à Sorèze débute en 754, pour d'autres, elle commence en 814 sous le règne de Louis I le Pieux, dit le Débonnaire, fils de Charlemagne et grâce à Pépin d'Aquitaine, fils de Louis, qui a créé dans tout le Languedoc de très nombreuses abbayes.
NDLR : Nous préférons nous arrêter aux dires des historiens les plus anciens : "Fondation de l'abbaye par Pépin Le Bref, fils de Charles Martel et père de Charlemagne, en 759, qui après avoir bouté définitivement les Sarazins hors de l'Aquitaine et du Languedoc, fonda de nombreuses abbayes. Noter que Pépin le Bref fut roi d'Aquitaine, premier du nom, et que son arrière petit-fils Pépin fut aussi roi d'Aquitaine, en gardant l'ordinal de Ier."
Les dernières invasions barbares et les nombreuses guerres de religion n'épargnent ni les hommes, ni les écrits, ni les bâtiments. Les simples fidèles et les seigneurs dotent leur abbaye de nombreuses richesses au risque d'attirer ainsi la convoitise des brigands.
Après le terrible passage des Normands, envoyés par Pépin II d'Aquitaine, réduisant l'ensemble des bâtiments de l'abbaye de Sorèze à un gigantesque tas de pierres, quarante années vont s'écouler.
Il faut attendre l'an 903 pour voir l'abbé Walafride, moine courageux, racheter et relever les murs de l'ancienne abbaye de Sorèze.
Au Xe siècle, l'abbaye ressuscite pour la deuxième fois. Les moines et les habitants du village vont alors mener pendant cinq siècles une vie presque paisible.
En 1062, elle s'unit à l'abbaye Saint Victor de Marseille (voir un extrait de la charte).
En 1273, l'abbaye abandonne son premier vocable de Sainte Marie de la Sagne pour prendre celui de Notre Dame de la Paix.
Mais l'histoire montrera plus tard qu'il était sans doute prématuré d'adopter ce vocable. En effet, les guerres de religion entre catholiques et protestants débutent au XVIe siècle. Sorèze est alors une petite ville fortifiée entourée d'un fossé rempli d'eau et protégée par de fortes murailles percées par de nombreuses portes dont il reste encore actuellement quelques vestiges, la porte malmagrade.
Le 5 Octobre 1571, une troupe de calvinistes pénètre par surprise dans Sorèze. Peu de sang sera versé, mais les destructions sont considérables; l'église abbatiale est brûlée avec ses chartes et ses archives et l'abbaye est pillée.
L'invasion du 5 Juin 1573 est plus grave. Plus de quatre vingts catholiques sont massacrés, l'abbaye est complètement démolie, les protestants brûlent les reliques, les titres et de nombreux documents, s'emparent des biens et des possessions du monastère. La nef de l'église paroissiale Saint Martin est également incendiée, seul le clocher subsiste de nos jours.
Il faut attendre la fin des guerres de religion pour voir s'édifier une nouvelle abbaye.
Le 26 Mai 1638, la première pierre de l'église abbatialle (l'actuel manège intérieur)
est solennellement posée. Les bénédictins
de la congrégation de Saint Maur, venus de Paris,
engagent si activement les travaux qu'au bout de quatre ans l'abbaye est entièrement reconstruite.
La bénédiction solennelle de l'église abbatiale
se déroule le 8 Septembre 1642 et l'installation officielle
de la congrégation le 25 Septembre suivant, sous la direction de Dom Robin.
L'abbaye possède ainsi de vastes et magnifiques bâtiments du XVIIe siècle s'harmonisant parfaitement avec l'évolution architecturale réalisée au cours des décennies suivantes.
Par Isabelle DARDY (1982/88)
Annotations en italique de l'Association Sorézienne.

Création d'une école dans l'abbaye
Dans ces bâtiments de grés et de pierres de ruisseau (pierres de Sorèze), Dom Jacques Hody, prieur, ouvre le 2 Octobre 1682 la première Ecole de Sorèze afin de rivaliser et d'éclipser l'Académie protestante de Puylaurens. Une vingtaine d'élèves vient en ces lieux pour recevoir un enseignement totalement gratuit. L'un des premiers élèves fut Claude Devic, né à Sorèze en 1670, et futur auteur de la monumentale Histoire du Languedoc. L'Ecole obtient très vite une grande renommée, mais en 1722 Dom Jérome Laferrière, prieur de Sorèze, ferme brusquement le collège saisissant le prétexte de la peste de Marseille pour rendre les enfants à leur famille.
C'était du moins la raison officielle.
En fait, selon l'un des moines de l'époque, " un peu de scandale causé par de jeune profès " aurait été un motif beaucoup déterminant, joint aussi à la nécessité de construire des bâtiments plus étendus.
L'établissement restera fermé près de trente deux ans,
longues années durant lesquelles les religieux construisent d'autres
bâtiments, notamment de nombreuses salles de classes et un très
beau théâtre donnant sur la cour des Rouges.
La population locale, après maintes démarches, finit par obtenir la réouverture de l'Ecole. Ainsi, la venue en 1757 de Dom Victor Fougeras comme prieur de Sorèze donne une nouvelle vie à l'établissement. L'Ecole rouvre ses portes le 15 janvier 1759, jour de la Saint Maur. L'évêque de Lavaur y célèbre une messe pontificale, et à la tête de la maison est placé un éducateur exceptionnel, Dom Victor Fougeras.
Pendant la période de fermeture de 1722 à 1758, les Bénédictins ont toutefois accepté un petit nombre de jeunes gentilshommes de la contrée, parents de religieux, parmi lesquels un Chastenet de Puysegur futur archevêque de Bourges, un Combettes de Caumon neveu de Dom Vaissète, un Peytes de Montcabrier futur amiral, et un certain Picot de Lapeyrouse. (NDLR)

La modernité de son enseignement fera
d'elle une école royale militaire
L'enseignement est résolument novateur. L'étude du latin et du grec n'est plus obligatoire et l'on favorise la connaissance des matières modernes telles que la géographie, l'histoire, les mathématiques et les langues étrangères. Les élèves peuvent éventuellement choisir leurs matières en fonction de leurs capacités intellectuelles et de leur future carrière.
L'Ecole de Sorèze est alors en quelque sorte une école de métiers avant l'heure. Cette modernité l'amène quelques années plus tard à porter le titre d'Ecole Royale Militaire.
L'établissement est marqué du sceau du roi Louis XVI.
Le 28 Mars 1776, le titre d'Ecole Royale Militaire tout comme
la Flèche, Brienne, Pont à Mousson, pour ne citer
que les plus célèbres (1) , lui est décerné.
Louis XVI en fonde douze avec l'aide du comte de Saint-Germain pour
réformer son armée un peu trop mondaine.
Ainsi s'explique l'éclatement de l'Ecole Royale Militaire de Paris
en douze Ecoles Royales réparties sur tout le royaume de France
afin de former les futurs cadets pour l'armée royale.
L'enseignement donné à Sorèze prend alors des allures militaires. Des officiers de Paris viennent donner des cours d'art militaire, les professeurs habituels donnent des cours de religion, de lettres, de sciences. Une très grande place est attribuée aux sports.
L'éducation physique occupe une grande partie de l'emploi du temps des célèbres officiers, l'équitation, la natation (sport inattendu au XVIIIe siècle), l'escrime ont autant d'importance qu'un cours d'arithmétique ou de latin.
Sorèze offre ainsi sous le règne de Louis XVI un plan d'étude fort complet. Cet enseignement attire des jeunes gens de la France métropolitaine, des Amériques (principalement de Martinique et de Guadeloupe) et de toute l'Europe.
Par Isabelle DARDY (1982/88)
(1) Ces douze collèges étaient, dans l'ordre du Réglement du 28 mars 1776 qui les instituait : Sorèze (Tarn, Bénédictins), Brienne (Aube, Minimes), Tiron (Eure et Loir, Bénédictins), Rebais (Seine et Marne, Bénédictins), Beaumont en Auge (Calvados, Bénédictins), Pontlevoy (Loir et Cher, Bénédictins), Vendôme (Loir et Cher, Oratoriens), Effiat (Puy de Dôme, Oratoriens), Pont-à-Mousson (Meurthe et Moselle, Chanoines réguliers de Saint Sauveur), Tournon (Ardèche, Oratoriens), Auxerre (Yonne, Bénédictins) et La Flèche (Sarthe, Doctrinaires). Les archives de la Défense Nationale mentionnent également l'école de Dôle (Jura).

La révolution,
le rachat par François Ferlus puis le déclin moral
Cette splendeur et cette renommée sont assombries par l'arrivée de la Révolution.
Elle va écarter un grand nombre d'élèves.
Le supérieur Dom Despaulx et la majorité des enseignants
religieux refusent le serment constitutionnel et quittent l'Ecole.
Le 9 Septembre 1793, les Ecoles Royales Militaires sont supprimées
par la Convention. L'Ecole de Sorèze est mise en vente.
François Ferlus, directeur de l'Etablissement à ce moment là, va sauver l'Ecole.
Grâce à ses relations (le conventionnel Barrère,
ancien élève de l'Ecole n'est-il pas son ami ...),
il se porte acquéreur de l'Ecole dans le courant d'Août 1795.
L'acte de vente fut passé le 19 fructidor an IV (5 Septembre 1796).
Ferlus devient propriétaire de l'Ecole et du domaine de Saint-Michel
pour la modique somme de trois mille cinq cent quatre vingt huit francs
(mandat) et onze cent quatre vingt seize francs (numéraires). Il déclare en 1812 :
"j'ai été forcé de les acheter pour les soustraire
aux démolisseurs".
Par ce rachat, l'Ecole devient un établissement privé
et Ferlus est désormais chez lui.
Il s'entoure de son frère
Raymond Dominique et dirigent ensemble l'éducation
de jeunes soréziens dont l'effectif reste tout à
fait honorable puisque jusqu'en 1819 les élèves
sont au nombre de 460 aux dires du maire de Sorèze.
La qualité de son enseignement est maintenue
ainsi que sa réputation.
Cependant, très vite, Mgr de Frayssinous, grand maître de l'université, s'inquiète de " l'esprit de libéralisme et d'opposition " qui règne dans l'Ecole.
L'enseignement donné à Sorèze est jugé "vicieux par sa direction morale". Sorèze serait devenu un foyer d'irreligion et d'immoralité selon ses détracteurs.
Raymond Dominique Ferlus, qui a succédé à son frère à la direction de l'établissement, doit se démettre de ses fonctions le 1er août 1824. Il mourra le 1er mars 1840. Il est remplacé par son gendre Anselme de Bernard, polytechnicien et ancien élève de l'Ecole. Sorèze demeure quelque temps florissante, puis à partir de 1830 commence à décliner, concurrencée par d'autres établissements : Montolieu (Aude) et Castres (Tarn).
Le collège est à nouveau vendu et acheté par l'abbé Gratacap qui sacrifie une grande partie de sa fortune personnelle pour maintenir l'Ecole.
Par Isabelle DARDY (1982/88)

Après cette période sombre, une page nouvelle va s'ouvrir
pour cette noble institution.
Le père Lacordaire, le célèbre précheur
de Notre Dame de Paris, à la suite de ses démêlés
religieux avec la hiérarchie et en rupture de ban avec la politique,
décide de se consacrer à l'éducation de la jeunesse.
Il veut appliquer sa doctrine sociale de l'Eglise.
Après avoir pris le Collège d'Oullins sous son aile, il se tourne vers Sorèze.
L'assemblée générale des actionnaires décide le 27 Juin 1854 de transmettre l'Ecole au père Lacordaire. Après la visite des lieux et l'explication des conditions financières, le père Lacordaire de l'ordre des Dominicains assume la direction de la maison.

Le père Lacordaire meurt prématurément le 21 Novembre 1861 dans sa modeste cellule de l'illustre Ecole après avoir consacré les sept années de sa vie à la réalisation de sa vocation dernière, la création du Tiers-Ordre des enseignants dominicains.
Par Isabelle DARDY (1982/88)

Le XX ème siècle
La succession s'avère difficile. De grands éducateurs
dominicains maintiennent la qualité et la réputation
de l'Ecole jusqu'en 1914. Mais la persécution religieuse
et les difficultés financières nuisent au recrutement
malgré les efforts d'anciens élèves et de laïcs
dévoués.
De profondes modifications économiques, notamment dans le midi de la France, pèsent de plus en plus sur le fonctionnement de l'Ecole. Les religieux se font plus rares et plus agés.
En 1940, L'Ecole de Saint Cyr se replie sur Sorèze. Après la deuxième guerre mondiale, le collège continue son oeuvre dans le cadre de l'enseignement privé associé à l'Etat.
Mais devant l'immensité de la tâche que constitue les trois hectares de toitures et de bâtiments à restaurer, et en raison de la raréfaction des vocations religieuses, l'Ordre des Dominicains décida de passer la main en 1978 à un groupe de laïcs qui veut continuer la belle aventure de l'Ecole de Sorèze.
Ce groupe, composé d'anciens élèves, de notables locaux et d'enseignants, tente pendant plusieurs années de maintenir la flamme, en vain, car en 1991, l'Ecole de Sorèze ferme ses portes sur un passé prestigieux, laissant un patrimoine monumental et historique exceptionnel que les promeneurs découvrent niché au pied de la Montagne Noire.
Mais ce patrimoine où "souffle l'esprit" n'est pas prêt de mourir. Sous d'autres formes, il renaîtra sans doute des éternelles valeurs de Sorèze.
Depuis, l'Association Sorézienne, comme elle l'a toujours fait depuis 1855, maintient l'esprit et la cohésion de ses membres. Si depuis 1991, l'Ecole est fermée, des projets naissent, d'autres meurent, mais son esprit est toujours vivant et la volonté de rendre vie à notre chère Ecole est partagée par nous tous. L'Association s'y emploie. Par Isabelle DARDY (1982/88)

Le texte de la plaque qui est dans la chambre de Lacordaire

Texte d'hommage au Père pour la messe de Pentecôte

La définition du maître d'école par Lacordaire
Qu'est ce donc qu'un maître ?
Je vous dirai : sortez de toute idée de commandement, de juridiction, de
discipline, de pouvoir sous une forme ou sous une autre ; car là n'est
point ce qui fait maîtres. Nous le sommes dans une acceptation tout
autrement élevée, qui nous protège contre les craintes de l'orgueil, en
même temps qu'elle nous avertit de la grandeur et des périls de notre
mission. Nous sommes maîtres parce que nous sommes initiateurs ; nous
sommes maîtres au sens où le sauveur du monde disait à ses disciples : "
ne vous appelez point maîtres ; car c'est moi seul qui le suis pour
vous. C'est à dire ne faites pas comme les sages qui enseignent la
vérité en leur nom et se donnent pour les pères de la doctrine". C'est
la pensée qui est le siège de notre pouvoir. Il nous vient des régions
qu'habitent la vérité, la beauté, la justice, l'ordre et la grandeur,
tout ce qui fait de l'homme un être divin et de l'enfant un être qui a
la vocation de devenir un homme [...] l'âme est la patrie de la vraie
liberté et la liberté s'y fait par la science et la vertu.

Les devises de la salle de illustres
| Messieurs, nous sommes à une époque où la noblesse c'est le travail.
Vous avez des erreurs à vaincre et le monde à gouverner par l'ascendant
de l'intelligence et du dévouement.
| Sorèze est une école où la religion, les lettres, les sciences et les
arts se partagent les heures d'un jeune homme afin de jeter en lui les fondements d'une vie d'homme. *
|
* La citation exacte de Lacordaire est : "Sorèze, c'est une Ecole où la Religion, les lettres, les sciences et les arts, c'est-à-dire le divin, le vrai, le réel, le beau et l'aimable se partagent les heures d'un jeune homme et se disputent son coeur pour jeter en lui les fondements si difficiles et si complexes d'une vie d'homme."


Jean-Baptiste-Henri Lacordaire
Né le 12 mai 1802 à Recey sur Ource (Côte d'Or), en Bourgogne,
l'origine de la famillle est Bussières-les-Belmont (Côte d'Or),
où son père meurt le 4 août 1806, jour de la St Dominique.
Vit à Sorèze d'août 1854 au jour de sa mort à Sorèze
le 21 novembre 1861.

| Auteur | Date | Oeuvre
| Archives | Archives de l'Ecole
| Archives | Archives municipales de Sorèze
| Archives | Archives de la Guerre (Y a 415, Dossier Sorèze)
| Archives | Prospectus de l'Ecole de Sorèze, Archives départementales du Tarn (L 518 24)
| Revues | Différents articles dans La Revue du Tarn
| Dom FERLUS | Montpellier 1787 | Le patriotisme chrétien (discours prêché aux Etats du Languedoc)
| Dom FERLUS | idem | La cour du collège (discours prononcé avant la distribution des prix)
| Dom FERLUS | Toulouse 1791 | Le génie dans l'homme public (Eloge funèbre de Mirabeau)
| Dom FERLUS | Paris 1791 | Projet d'éducation nationale (présenté à l'Assemblée Nationale le 10 juillet 1791)
| Général Marbot | Mémoires - Editions Lacour-Gayet- Paris - 1966)
| Jean-Antoine CLOS | Toulouse 1822 | Notice historique sur Sorèze et ses environs
| Anacharsis COMBES | Toulouse 1847 | Histoire de l'Ecole de Sorèze, édité par Jougla
| L. DARDE | Carcassonne 1852 | Notice historique sur l'Ecole de Sorèze
| Jules LACOINTA | Paris 1881 | Le Père Lacordaire à Sorèze
| Editions Edouard PRIVAT | 1902 | Les soréziens du siècle (1800-1900), réédité en avril 2002 par les soins d'Anne-Marie Denis.
| . | Toulouse 1911 | L'Ecole de Sorèze pendant la Révolution
| Révérend Père BURTIN | 1954 | L'arrivée du R.P. Lacordaire à Sorèze (dans La Revue Sorézienne)
| Révérend Père DASTARAC | 1954 | Le passé de Sorèze (dans La Revue Sorézienne)
| Jacques Fabre de Massaguel (1939-1950) | 1958 | L'Ecole de Sorèze de 1758 au 19 Fructidor an IV
| José-Marie BOUCHET | 1960 | Les cadets de la Montagne Noire, et autres oeuvres
| Colloque | 1976 | Les actes du colloque international de Sorèze, 1976, LE REGNE DE LOUIS XVI et la Guerre d'indépendance américaine. (Abbaye Ste Scholastique, Dourgne), avec notamment un long chapitre de Jacques Fabre de Massaguel sur l'enseignement à l'Ecole de Sorèze sous Louis XVI
| Jacques Fabre de Massaguel (1939-1950) | 2000 | L'Ecole de Sorèze de 1758 au 19 Fructidor an IV, réimpression par la Librairie Denis à Sorèze
| Colloque | 2000 | Colloque des 26 et 27 octobre 2000 : Sorèze, l'intelligence et la mémoire d'un lieu.
| René RAMOND (1943-1947) | 2001 | A la recherche d'Elisa, en occitan et français
| Marie-Odile MUNIER | 2005 | Son ouvrage sur l'Ecole disponible à l'abbaye-école (abbaye-ecole.soreze@cg81.fr)
| Editions Anne-Marie DENIS | 2005 | Les Soréziens du siècle, 1901-1991, disponible dans sa première édition à la librairie Denis, à Sorèze, comme la plupart des autres références proposées ici.
| André MATHIS (1941-1946) | 2005 | Originaire de Narbonne, où il naquit le 5 mai 1929, André Mathis fut élève de l'Ecole de 1941 à 1946. Il a écrit un petit journal personnel de janvier à novembre 1944, lorsqu'il était chez les Bleus. Ce journal a été édité en 2005 par Anne-Marie Denis.
| Marie-Odile MUNIER | 2006 | Son dernier ouvrage sur la salle des Illustres de l'Abbaye-Ecole de Sorèze disponible à l'abbaye-école (abbaye-ecole.soreze@cg81.fr)
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| Date | Evénement
| 754 ou 759 | Fondation de l'abbaye de Notre-Dame de la Sagne, par Pépin 1er (Le Bref), roi d'Aquitaine
| 817 | Bertrand, 1er abbé de l'abbaye connu
| 843 | Walfred, abbé
| 864 | Destruction de l'abbaye par les normands
| 904 | Destruction totale par les normands. Walafride, abbé, vend le prieuré de Saramon (Gers) pour pouvoir reconstruire le monastère
| 937 | Dacbert (ou Dorbertus), abbé originaire d'Agde, assista au Concile d'Ausède le 15 août 937 pour la dédicace de l'abbaye de Saint Pons de Thomières
| 961 | Testament de Raymond 1er, comte de Rouergue et marquis de Gothie. Légua des domaines à l'abbaye Notre Dame de Sorèze
| 970 | Reynald, abbé
| Nov 1062 | Union à l'Abbaye de Saint Victor, de Marseille, par Frotaire, evêque de Nismes, frère de Bernard-Aton III, vicomte d'Albi et de Nimes.
| 1071 | Sur le conseil de Frotaire, évêque de Nimes, le cardinal Hugues le Blanc, légat du pape Alexandre II, autorise les religieux de Sorèze à élire un abbé. Ils élirent Raymond
| 1071 | Durand, évêque de Toulouse, confirme l'abbaye dans tous ses biens
| 1093 | Don à l'abbaye de Sorèze et à son abbé Pierre par Gérard et AYmeric de Rochefort
| 1095 | Réforme des diverses abbayes de la province
| 1024 | Seniorellus, abbé
| 1034 | Frotaire, évêque de Nimes fils d'Aton II et frère d'Aton III, vicomte de Nimes et d'Albi, est l'avoué des abbayes de Sorèze, Castres et St Salvi d'Albi
| 1100 | Sécularisation de l'abbaye
| 1118 | Soumission à l'abbaye Saint Pierre, de Moissac
| 1119 | Bernard-Aton, vicomte, réforme l'abbaye de Sorèze, la rétablit dans la régularité, elle qui s'était sécularusée, et la soumet à Roger abbé de Moissac et à ses religieux, qui ordonnent que les comtes de Toulouse n'auraient aucun domaine sur elle, mais seulement le vicomte Bernard et sa postérité.
| 1153 | Guilherme, abbé
| 1209-1321 | Guerre des Albigeois
| 1212 | Simon de Montfort à Sorèze, après la prise de Puyvert
| 1242 | Pierre, abbé
| 1273 | L'abbaye prend le nom de Notre-Dame de la Paix
| 127x | Fête de Pâques à l'abbaye, où Philippe III le Hardi tient Parlement pour juger les affaires de la province (prétendument ...)
| 1289 | Aimeric, abbé de Notre Dame de la Paix
| 1301-1302 | Philippe IV le Bel, venu à Toulouse pour réorganiser le Languedoc, séjourne à Sorèze pour la sainte quarantaine
| 1327 | Aymeri, abbé de Sorèze et collecteur de l'impôt levé par Jean XXII
| 1368 | Philippe, abbé de Sorèze, est vicaire général d'Arnaud d'Albert, archevêque d'Auch, et est envoyé au Concile général des trois provinces de Narbonne, Toulouse et Auch, qui s'assembla à Lavaur
| 1377 | Prise de Sorèze par les Grandes Compagnies, la ville est saccagée mais le monastère est épargné
| XVème siècle | Période de relative paix
| 146X | Richard de Langueil, abbé
| 1493-1508 | L'abbé Florent Galaup agrandit l'église et construit la maison abbatiale
| 1509 | A la mort de l'abbé Galaup, reconstruction de l'abbatiale par l'abbé Pierre III
| 1560 | Début des guerres civiles
| 1571 | 5 octobre, destruction partielle et pillage par les Huguenots Calvinistes. L'église abbatiale est brûlée avec ses chartes et ses archives.
| 1573 | 5 juin, prise de la ville et destruction du monastère, sous la direction de Thomas de Durfort, seigneur de Deyme. Destruction de l'église paroissiale Saint Martin. Les religieux cherchent refuge dans la montagne
| 1580 | 3 mars, Prise de Sorèze par les catholiques sur les religionnaires de Henri de La Tour, comte de Turenne
| 1580 | 14 septembre, attaque du village par les religionnaires, qui tuent 80 catholiques et font yous les autres prisonniers
| 1601 | Essai provisoire de reprise de la vie conventuelle
| 1611 et 1613 | Quelques religieux demandent asile à Dourgne
| 1636 | Louis XIII offre l'abbaye, en ruines, à Dom Barthélémy De Robin, moine de Compiègne
| 1638 | Pose de la première pierre de l'abbatiale. Mise en forme de la réforme de l'ordre de Saint Benoit. L'abbaye est confiée à la Congrégation bénédictine de Saint Maur.
| 1645-1648 | Priorat de Dom Guillaume-Anselme Antheaume, mort à St Thibéry le 13.1.1656
| 1648-1651 | Priorat de Dom Joseph De La Roque, mort à Bordeaux le 18.10.1665
| 1651-1654 | Priorat de Dom Grégoire Bandel, mort à Aniane le 7.8.1662
| 1654-1660 | Priorat de Dom Bernard Boirie
| 1656 | 12 avril, mort de Dom De Robin. Reconstruction de l'abbaye et des lieux conventuels, sous la direction de Dom R. Plouvier
| 1660-1663 | Priorat de Jacques Ildefonse Viguier, mort à Bourges le 31.7.1680
| 1663-1666 | Priorat de Dom Lancelot Placide Du Verger, mort à Ste Croix de Bordeaux le 24.12.1678
| 1666-1669 | Priorat de Dom Pierre Bertrand Bésiat, mort à La Daurade le 24.7.1675
| 1669-1672 | Priorat de Dom Paul Saporta, mort à Mas Grenier le 12.5.1708
| 1675-1678 | Priorat de Dom François D'Isard De La Roche, mort à Aniane le 26.10.1700
| 1678-1681 | Priorat de Dom Jacques de Hody
| 1680 | 12 octobre, inauguration du Collège
| 1681 | Priorat de Dom Michel Meau, mort à Sorèze le 14.4.1684
| 1682 | Ouverture du séminaire par Dom Jacques de Hody, prieur de La Daurade, avec une vingtaine d'élèves
| 1684-1690 | Priorat de Dom Paul Saporta
| 1690 | Priorat de Dom Antoine Gabriel Marcland, mort à St Denis le 3.11.1727
| 1693-1699 | Priorat de Dom Charles d'Issart de Villefort, mort à Paris le 25.7.1726
| 1699-1705 | Priorat de Dom Louis Fuilha, mort à Montolieu le 13.10.1713
| 1705-1708 | Priorat de Dom Louis Ferrier, mort à La Réole le 25.8.1711
| 1708 | Priorat de Dom Jean-Paul Du Sault, mort à St André de Villeneuve lès Avignon le 17.1.1724. | Le 4 janvier, Monseigneur de La Berchère, archevêque de Narbonne et président-né des Etats de Languedoc proposa à cette assemblée de faire écrire les annales de cette Province. Cette proposition fut accueillie avec enthousiasme. Telle fut l'origine de l'ouvrage de Dom Devic et de Dom Vaissète, écrit entre 1715 et 1745, Histoire générale de Languedoc. 1710-1717 | Priorat de Dom Jean-Baptiste Floirac, mort à St Martin de Marmoutiers le 22.8.1749
| 1717-1720 | Priorat de Dom Jean-Louis Floirac, mort à St Denis le 17.5.1743
| 1720-1722 | Priorat de Dom Jérôme Lafebvrière
| 1722-1758 | Fermeture provisoire du séminaire, par Dom Lafebvrière, saisissant le prétexte de la peste de Marseille
| 1722 | Priorat de Dom Dominique Lacoste
| 1722-1732 | Période de construction. 1722-1724, Extension du séminaire et construction de l'aile nord de la cour des Rouges (côté théatre). 1724-1728, construction de l'aile sud. 1732, construction de la maison abbatiale
| 1726-1728 | Priorat de Dom Jérôme Lafebvrière
| 1728-1733 | Priorat de Dom Jean Bouan
| 1733-1736 | Priorat de Dom Jérôme Lafebvrière, mort à Sorèze le 9.7.1739
| 1739-1745 | Priorat de Dom Dominique Lacoste, mort à Villeneuve lès Avignon le 2.4.1747. Charles François Denis d'Agay de Mion, est abbé commendataire en 1740
| 1739 | Mise en place de l'enseignement entièrement en français (une première en France)
| 1745-1748 | Priorat de Dom Jean-Baptiste Bartet
| 1748 | Priorat de François Bernard, mort à La Daurade le 27.9.1772
| 1751-1757 | Priorat de Dom Jean-Baptiste Bartet, mort à La Daurade le 1.1.1767
| 15 janvier 1759 | Réouverture officielle, le jour de la Saint Maur, du séminaire par Dom Victor Fougeras, prieur de 1757 à 1760, mort à St Germain des Près le 3.6.1778. Inauguration du bâtiment des Rouges. Il y a 29 enfants cette année de réouverture.
| 1760-1766 | Priorat de Dom Charles La Croix, mort à Bagnères le 25.7.1780
| 1761 | Début des Exercices annuels, qui dureront jusqu'au second empire
| ca 1765 | L'ancien vivier des moines est transformé en piscine
| 1766-1769 | Priorat de Dom Edmond-Nicolas Despaux
| 1769-1771 | Priorat de Dom Antoine Lasserre, mort à Pau le 7.1.1779
| 1771-1772 | Priorat et direction de Dom Jean Tournières
| 1772-1791 | Priorat de Dom Raymond Despaulx, mort à Paris le 13.10.1818
| 1773-1779 | Grands travaux. 1773, façade ouest de la cour des Rouges (donnant sur la rue Saint Martin). 1778, bâtiment des dépendances (actuel hôtel). 1779, manège couvert. 1782, cour d'honneur et son portail.
| 1776 | 28 mars, Sorèze, sous le priorat de Dom Despaulx, devient Ecole Royale Militaire, comme 11 autres. Arrivées de 50 boursiers (1 de l'Ecole Militaire de Paris et 49 de La Flèche), les "Royaux"
| 1777 | 23 juin, visite du Comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII
| 1790 | Suppression des ordres religieux à voeux solennels
| 1791 | 23 juillet, départ de Dom Despaulx et de la majorité des bénédictins
| 1791 | Dom François Ferlus devient directeur de l'Ecole
| 1792 | 2 septembre, Dom Louis Barreau de la Touche, moine bénédictin de Sorèze, est guillotiné à Paris, place des Carmes. Il a été béatifié par Pie XI le 17 octobre 1926. Etait professeur de mathématiques à l'Ecole.
| 1793 | 9 Septembre, suppression des écoles militaires
| 1796 | 5 Septembre, rachat de l'Ecole par Dom François Ferlus
| 1812 | 11 juin, décès de François Ferlus
| 1812-1824 | Sorèze est sous la direction du frère de François Ferlus, Raymond-Dominique, père de la Doctrine chrétienne, né à Castelnaudary en décembre 1756
| 1824-1840 | La direction est prise par Anselme De Bernard, polytechnicien, ancien élève de Sorèze et gendre de Raymond-Dominique Ferlus
| 1840-1848 | L'Abbé Marc-Antoine Gratacap, directeur, ayant acheté l'Ecole aux gendres de Raymond-Dominique Ferlus
| 1844 | L'abbé Gratacap fait construire la chapelle, qui sera consacrée en 1850
| 1845 | 25 juin, création à Paris, aux "Frères Provençaux", du Comité Central Sorézien, ancêtre de l'Association Sorézienne (**)
| 1848-1854 | L'Abbé Jean-François Bareille, directeur
| 1854 | 23 juin, le Père Lacordaire, qui vient de fonder deux ans plus tôt le Tiers-Ordre Enseignant, visite l'Ecole
| 1854 | 8 août, Arrivée du Père Lacordaire
| 1854 | 26 novembre, Plantation du grand cèdre
| 1857 | 12 août, inauguration de la salle des fêtes (Salle des Illustres) par le Père Lacordaire. S'y tenaient les réunions de l'Athénée (*).
| 1857 | Fêtes du premier Centenaire de la réouverture. Lacordaire fait installer les statues de Louis XVI et de Pépin aux endroits où elles sont toujours.
| 1859 | Lacordaire fait l'acquisition de l'abbatiale et de la cour d'entrée, actuellement cour Lacordaire, et fait ériger les grilles de fer forgé
| 1859 | 14 Novembre, décès d'Anselme De Bernard
| 1860 | 2 février, Lacordaire élu à l'Académie Française, au fauteuil de Tocqueville
| 1860 | Lacordaire cède à la municipalité, contre une portion de l'ancien chemin de Sorèze à Arfons, longeant le parc, une partie du terrain de l'école pour la construction de l'église paroissiale, qui sera consacrée le 26 juin 1864
| 1861 | 21 novembre, décès du Père Lacordaire
| 1861-1875 | L'abbé Charles-Vincent Mourey, directeur
| 1862 | 22 février, les Dominicains quittent Sorèze
| 1875 | Suppression des Exercices.
| 1875-1882 | Les Dominicains reprennent la direction de l'Ecole, pour peu de temps. Le Père Ligonnet est directeur, puis prieur de 1875 à 1879
| 1875-1891 | Direction du Père Marie-Lucien Reynier, prieur de 1879 à 1883
| 1882-1904 | Les lois de 1882 et de 1904 ont pour conséquence l'exil des Dominicains, la direction de l'Ecole est confiée à des prêtres séculiers
| 1883-1886 | Le Père Ligonnet est supérieur
| 1886-1894 | Le Père Hyacinthe Mothon est supérieur
| 1888 | 23 juillet, inauguration de la statue du Père Lacordaire
| 1888 | Vente des 8 tapisseries d'Aubusson
| 1891-1898 | Direction du Père Marie-Stéphane Guillebeau
| 1894-1895 | Le Père Dominique Guyot est supérieur
| 1895-1901 | Le Père Joseph Raynal est supérieur, fin de l'aménagement de la Salle des Illustres
| 1898 | Direction du Père Henri-Jules Ferraud
| 1898-1902 | Direction du Père Marie-Lucien Reynier
| 1902-1904 | Direction du Père Antoine-Paul Pradet
| 1902-1922 | Gaston Serres de Gauzy, parent d'élèves au XIX et XXème siècles, est président du Conseil d'Administration.
| 1903 | Priorat du Père Hyacinthe Bauduin
| 1903-1905 | Abbé Blaise-Joseph Carrié, supérieur
| 1904-1911 | Direction de Monsieur Joseph Faure-Bondat
| 1905-1907 | Père Joseph Raynal, supérieur
| 1911-1913 | Direction de l'abbé Jacques Canton, supérieur
| Début 20ème siècle | Construction des bâtiments des Jaunes et des Bleus
| 1913-1916 | Direction de l'abbé Jean-Louis Nodin, supérieur
| 1916-1922 | Direction de l'abbé Alphonse-Pierre Auguste, supérieur
| Septembre 1921 | Retour des Dominicains
| 1921-1932 | Priorat du Père Marie-Raphaël Gache
| 1923 | Pentecôte, inauguration du Monuments au Morts dans anciens élèves
| 1929 | 24 février, incendie au-dessus des cuisines. Evacuation des dortoirs. Les traces de cet incendie sont encore visibles en 2000.
| 1923-1947 | Direction de l'abbé Joseph-Pierre Charles
| 1933-1942 | Priorat du Père Etienne Audouard
| 1942-1949 | Priorat du Père Marie-Louis Deysson
| 1949-1953 | Priorat du Père Thomas Lacrampe
| 1948 | 27 novembre, visite de Mgr Angelo Roncalli, Nonce apostolique en France et futur Jean XXIII
| 1947-1954 | Direction de Monsieur Achille Fraissé
| 1953-1957 | Priorat du Père Benoit Mayrand
| 1957-1966 | Priorat du Père Georges Montserret
| 1954-1958 | Direction du Père Jean Milleret
| 1958-1960 | Direction du Père Bernard Dastarac
| 1959 | Fêtes du Bicentenaire de la réouverture de l'Ecole par Dom de Fougeras.
| 1960-1966 | Direction du Père Georges Montserret, prieur de 1957 à 1966
| 1961 | Fêtes du Centenaire de la mort du Père Lacordaire.
| 1966-1970 | Direction du Père Henri-Dominique Laxague, prieur de 1966 à 1969
| 1969-1970 | Père Marie-Emmanuel Debroise, supérieur
| 1970-1972 | Direction de Monsieur Fernand Miquel
| 1970-1971 | Père Jean Connault, supérieur
| 1971-1972 | Père Raphaël Lamolle, supérieur
| 1972-1973 | Père Jean Connault, supérieur
| 1972-1974 | Direction de Monsieur Jean Fraissé
| 1973-1974 | Père Rémi Houdre, supérieur
| 1974-1978 | Père Dominique Frémin, supérieur
| 1974-1977 | Direction du Père Montserret
| 1976 | Fêtes du Bicentenaire de la création de l'Ecole Royale Militaire.
| 1977-1978 | Direction de Monsieur Bernard Serres
| 1978 | Direction de Monsieur Perroteau
| 1978 | Départ des Dominicains, la direction de l'Ecole est tenue par des laïcs
| 1978-1981 | Direction de Monsieur Gérard Bedel
| 1981-1985 | Direction de Monsieur André Fraissé
| 1982 | 16 octobre, fêtes du Tricentenaire de l'Ecole (1682-1982). Conférences du Doyen Godechot, de Jean Guitton et de Jean Mistler.
| 1985-1986 | Direction de Melle Monique Chaffanjeon
| 1986-1990 | Direction de Monsieur Jacques Fabre de Massaguel
| 1987 | 19 et 21 février, célébration de Frédéric Bastiat, ancien élève, fondateur de l'Ecole économique libérale française. Cérémonie à laquelle assista Valéry Giscard D'Estaing et Mr Alain Madelin, ministre de l'industrie. Inauguration du buste de Bastiat.
| 1988 | 21 et 22 novembre (Ste Cécile), Commémoration du millénaire capétien, sous la présidence de Mgr Le Duc d'Anjou
| 1990-1991 | Direction de Madame Martine Cuttier
| 1991 | Fermeture de l'Ecole. Dépôt de bilan le 21 janvier 1991. Le Tribunal de Commerce ....................................
| 1992 | 17 octobre, transfert de la dépouille Lacordaire dans l'église paroissiale
| 1993 | Reprise des murs par le "Syndicat mixte pour l'acquisition et la préservation de l'Abbaye-Ecole de Sorèze", constitué le 29 mars 1993 par décret préfectoral.
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* Les sociétés littéraires furent fondées dans le deuxième moitié du 19ème siècle : l'Athenée (les Rouges), le Portique (les Bleus), l'Académie (les Jaunes), la petite Académie (les Verts).
** Le Comité central Sorézien, créé en 1845, est l'ancêtre de l'Association Sorézienne. L'idée d'un banquet rassemblant les anciens était évoquée depuis quelque temps. Le premier banquet est honoré par la présence du doyen d'age, M. FORGUES, 84 ans, entré à l'Ecole en 1770. Un livre, "Banquet des Anciens Eleves de l'Ecole de Soreze", est imprimé par l'Imp. Lévy, à paris, en 1845. En 1847, le banquet de Castelnaudary réunit 22 anciens, et celui d'Alger 11. Les banquets sont interrompus après les évènements de 1848. Armand Barbès est au banquet de Paris le 11.5.1848. Voir "Quatrième banquet à Paris des Anciens Elèves de l'Ecole de Sorèze", imprimerie Lange-Levy à Paris, 1848. Très vivante les premières années, elle sommeille après 1848.
Cependant, le 14 mai 1856, le P. Lacordaire écrivait à Madame Swetchine : "Nous avons demain une grande fête que nous appelons la fête de l'Association Sorézienne. Quelques-uns de nos anciens élèves viennent nous voir, et nous leur préparons une réception cordiale et animée. Il en sera de même tous les ans à cette époque, s'il plaît à Dieu...".
Mais un projet du 5.2.1882 prend corps, et au cours du banquet sorézien de 1884, nait l'idée d'élever une statue au Père Lacordaire.
C'est au sein de l'Association que se crée le Comité chargé d'organiser les fêtes de 1888, au cours desquelles la statue sera inaugurée. C'est au cours de grandes fêtes de ce 23 juillet 1888, en présence de l'archevêque d'Albi, des évêques de Montpellier et de Cahors, du Duc de Broglie, De Serres de Gauzy, président du Comité pour la statue, de Paul Granel, sergent-major et d'une foule immense, que la statue est dévoilée à 15 heures au milieu de la cour où elle trône encore. L'enfant aux côtés du Père Lacordaire est Emmanuel Barral de Barret, le futur RP Barral. La statue a été sculptée dans le marbre, par le lyonnais Girardet. A 19 heures, un banquet de 3000 couverts, organisé par les membres de l'Association Sorézienne a lieu dans la grande salle des fêtes de l'Ecole. A la table d'honneur, prenaient place les trois prélats, le Duc de Broglie et les invités. Les autres tables étaient occupées par les anciens élèves, groupés par rang d'ancienneté. La parole est donnée à M. de Lahondès, vice-président de l'Association Sorézienne, chargé de remettre la médaille d'or que les anciens soréziens décernent chaque année au plus méritant de leurs jeunes camarades, ce fut Paul Granel, sergent-major, reçu bachelier es lettres quelques jours plus tard. En 1904, l'Association Sorézienne dépose ses statuts à Toulouse, et établit son siège à la Librairie Edouard Privat, 14 Rue des Arts à Toulouse. Les précédents furent déposés le 30 avril 1882 et le 30 janvier 1885 à Toulouse. En 1912, les Anciens se comportant sans aménité, les Fetes de Ste Cécile et de Pentecôte sont annulées. |
