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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)

    L'école est supprimée comme les autres à la Révolution, mais elle garde une vocation éducative, puisqu'on y ouvre en 1903 un collège municipal, devenu ensuite lycée sous le nom de Jacques Marquette, l'évangélisateur du Canada.

    Les très beaux bâtiments ont été partiellement détruits pendant la guerre de 14, puis totalement en 1944. Le lycée a été reconstruit en 1957 selon des critères modernes, mais on a eu l'intelligence de reconstituer à l'identique la cour d'honneur.

    L'École royale eut pour élève le général Duroc (du Roc de Frion), qui se distingua à Wagram et Essling, et que Napoléon fit grand maréchal du Palais et duc de Frioul. La place principale de Pont-à-Mousson porte son nom.

    Philippe HOUBART(57-61)

    Origine et création

    Au milieu du XVIIIe siècle, le " département des fortifications ", direction du ministère de la Guerre, confié au comte d'Argenson, est rattaché au roi. Jusqu'alors c'était le même corps d'ingénieurs de l'État qui s'occupait, non seulement des travaux militaires de fortifications, mais aussi des travaux publics, parce que les routes étaient " dimensionnées " (tracé, largeur, résistance) en fonction des charrois les plus lourds, qui étaient ceux de l'artillerie (déjà Sully, 1560-1641, avait été successivement ou simultanément surintendant des finances, surintendant des fortifications, grand maître de l'artillerie et grand voyer).

    C'est de cette époque que date l'expression " d'ingénieur civil " par opposition, non pas à " ingénieur militaire " au sens actuel du terme, mais à " ingénieur de l'État " (cette acception de l'adjectif " civil " fait une nouvelle carrière depuis quelques années dans " société civile ", antinomique non pas de " société militaire " mais de " société de l'administration et des services publics ").

    L'École des ponts et chaussées ayant été créée en 1747 par Trudaine et Perronet, par contrecoup le corps des ingénieurs des fortifications se militarise. Les batailles de la guerre de succession d'Autriche (1740-1748), tout spécialement celle de Fontenoy en mai 1745, sont coûteuses en hommes et en ingénieurs, car " l'organisation du terrain " est insuffisante.

    Il faut donc " professionnaliser " ce secteur ; les circonstances et l'esprit du temps y préparaient, car la paix revenue permettait de reconstruire l'armée et son administration, et c'était l'essor de la pensée des encyclopédistes dans le Siècle des lumières.

    C'est ainsi que, le 11 avril 1748, d'Argenson, ministre de la Guerre, écrit aux " provinciaux " (les directeurs des fortifications) pour que chacun organise la formation de ses propres ingénieurs. Il y eut de premières réalisations intéressantes à Embrun et à Grenoble (écoles de topographie), à Metz, à Saint-Omer et à Neuf-Brisach (écoles d'attaque).

    Mais c'est le projet de Mézières qui apparut comme le meilleur. Nicolas de Chastillon, gouverneur des places de la Meuse, est l'ingénieur en chef de Mézières, et, pour fortifier cette ville (bastions de la couronne de Champagne) se fait un devoir de former (en cours du soir au début) de nouveaux " ingénieurs volontaires ". Parallèlement, tout près de là, à Sedan, Henri de la Tour d'Auvergne avait créé " l'Académie des exercices " pour l'étude de la topographie, de la stratégie et de la tactique. Du coup, le roi décide de créer à Mézières une école unique pour l'ensemble des ingénieurs du Génie. D'ailleurs Mézières ne vient-il pas du latin maceriae maçonneries, murs, remparts ?

    Dès 1749 l'École du génie de Mézières (qui ne deviendra " royale " qu'en 1777) est la seule pour former les futurs officiers et les futurs ingénieurs du Génie ; naturellement de Chastillon en est le premier commandant et assumera la transition de la pensée de Vauban vers le Génie moderne.

    Source : La Jaune et la Rouge - La revue de la communauté polytechnicienne
    La cour d'Honneur reconstituée après les bombardements La cour d'Honneur reconstituée après les bombardements

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    18/03/2017

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