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     Association Sorézienne
    Chez Patrick CHABIN
    622 Rue de la Mairie

    10130 AUXON
    FRANCE

    Le Bassin de Saint-Ferréol

    Lieu de promenade traditionnel située à 4,5 kms de Sorèze, le bassin de Saint-Ferréol, immense réservoir d'eau du canal du Midi, est situé dans la Montagne-Noire sur la limite des 3 départements de l'Aude, de la Haute-Garonne et du Tarn.

    Alimenté par les eaux captées à Lampy, amenées par la Rigole de la Montagne. C’est le principal bassin qui alimente le Canal du Midi et un des plus beaux sites de la Montagne-Noire que les visiteurs ne se lassent pas d'admirer.

    CONSTRUCTION DE L’OUVRAGE

    Ce barrage-masse est composé d’une digue (grand mur) de près de 800 m de longueur, de 32,50 m de hauteur et de 140 mètres d’épaisseur environ ; pour une capacité totale de 6 500 000 mètres cubes et une superficie de 67 hectares lorsqu’il est plein. Cette digue est elle-même composée de trois murailles :
- Le mur amont qui est immergé dans les eaux, de 60 m de long, de 19,50 m de haut et de 3,90 m d’épaisseur, sur lequel est érigée une colonne appelée pyramide de 21 m de hauteur ; elle était utilisée pour mesurer la hauteur de l’eau, donc le volume, d’un seul "coup d’œil".

    Elle fut construite en 1769 et est graduée en toises et en pieds.
- Le mur central, ou grand mur d’une longueur de 786 m et de 32,50 m de hauteur (au point le plus bas dans le lit de la rivière) avec une épaisseur de plus de 12 m dans sa partie basse et de 1 m dans sa partie haute. Il est couronné par une margelle et une belle allée promenade au sommet.
- Le mur aval ou mur des voûtes, de 80 m de long, haut de 29,25 m et de 2,80 m d’épaisseur.
     
    Entre ces trois murailles distantes d’environ 65 m ont été tassés des remblais d’enrochement et des terres argileuses. Elles sont reliées par quatre galeries souterraines, deux immergées en amont (accessibles uniquement dans les vidanges du barrage) et deux sèches en aval.

    A l’intérieur de ces voûtes se trouvent les mécanismes, vannes et "robinets" (occultés aujourd’hui) de distribution et quantification de l’eau nécessaire à l’alimentation du Canal, ainsi qu’à la vidange du réservoir.
Ces galeries sont superposées et ont des fonctions bien distinctes.

    A l’amont, nous avons dans la partie inférieure la "voûte de l’enfer" et dans la partie supérieure la "voûte du tambour". A l’aval en bas, nous avons la "voûte de vidange" et au-dessus la "voûte des robinets". Ces deux dernières sont accessibles pour la commande des vieux robinets à boisseaux, l’ancien système et de la vanne "papillon" en service aujourd’hui, automatisée.

    D’autres vannes dites de la "Badorque" et de trop plein, permettent également la régulation de l’eau à différents niveaux et alimentent les belles cascades dans le parc d’agrément.
     
    Une canalisation partant de l’intérieur du barrage alimente la fameuse gerbe ou jet d’eau d’une vingtaine de mètres de hauteur.
L’ensemble du réservoir est alimenté par le lit du Laudot, grossi des eaux, des rivières du versant méditerranéen, elles-mêmes déversées aux Cammazes par le passage de la Rigole de la Montagne dans la "Voûte de Vauban" (aqueduc souterrain de 122 m de longueur et de 3 m de largeur).
     
    Un petit canal appelé "Rigole de ceinture", contourne par le sud-est le réservoir de Saint-Ferréol et permet de neutraliser l’entrée de l’eau dans celui-ci. L’ensemble se rejoignant en aval du barrage jusqu’à l’ancienne écluse des Thomasses.

    Cette dernière constitue le point de jonction avec la Rigole de la plaine venant de Revel et amenant les eaux du Sor par la dérivation du Pont-Crouzet (entre Revel et Durfort). A la dérivation du Laudot (point de jonction) le débit des eaux est quantifié et mesuré avant l’arrivée à Naurouze (environ 30 kms de là) point de partage naturel, à 189 mètres d’altitude. Ces eaux alimentent alors le Canal du Midi, dont les besoins sont d’environ 20 à 25 millions de mètres cubes annuellement.

    Source : www.lauragais-patrimoine


    Riquet se plut à entourer son oeuvre d'un décor vraiment merveilleux. Des plantations admirables ont transformé les talus de la digue et toutes les pentes d'alentour en un parc immense où le trop-plein du bassin bondit en cascadelles.

    La "grande gerbe", célèbre dans tout le Midi, lance son jet d'eau étincelant à plus de 25 m. dans les airs.

    La "voute d'enfer", galerie impressionnante de 75 m. de long, que l'on visite à la lueur des torches, conduit aux robinets de décharge.

    Ces énormes robinets de bronze tournent à l'aide d'un cric et l'eau se précipite avec le bruit du tonnerre.

    A ce lac, long de plus de 1500 m., entouré de verdure, travaillèrent durant 5 années (1667-1672) jusqu'à 1000 ouvriers à la fois.

    Au pied de la digue, on peut aperçevoir tous les 20 ans lorsque le lac est vidé pour entretien, une pyramide de 32 pieds.
    Pierre-Paul Riquet Pierre-Paul Riquet Le lac de Saint-Ferréol Le lac de Saint-Ferréol La digue La digue  La La "grande gerbe" Le bassin est vidé tous les 20 ans Le bassin est vidé tous les 20 ans

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    18/03/2017

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